Karine Gagné était accusée d'avoir eu une relation sexuelle avec un Américain de 15 ans lors d'une croisière aux Bahamas.

Karine Gagné est libre de toute accusation

L'accusation criminelle de nature sexuelle qui avait été portée contre Karine Gagné de Bécancour a finalement été abandonnée.
La jeune femme de 23 ans peut maintenant tourner la page. Elle a en effet été libérée de l'accusation qui pesait contre elle pour avoir eu une relation sexuelle avec un jeune de 15 ans lors d'une croisière.
La nouvelle lui a été confirmée mardi. Elle n'aura donc pas à retourner aux Bahamas pour y subir son procès en juin. Elle devra tout au plus payer 2000 $US pour la fermeture du dossier de la poursuite et les frais de représentation en cour. 
Lors d'une entrevue accordée à Radio-Canada Mauricie, elle s'est évidemment dite très soulagée. «Je me sens libérée, je suis super heureuse, je suis sans mots», a-t-elle déclaré. Quant aux raisons de l'abandon des poursuites, il semble que la preuve ne serait pas suffisante et que la présumée victime refuserait de venir témoigner contre elle. 
Rappelons que cette femme du secteur Sainte-Gertrude était partie en croisière le 31 décembre dernier dans les Caraïbes. Elle avait gagné ce voyage pour ses performances de ventes d'objets sexuels. Lors d'une escale aux Bahamas le 4 janvier 2017, elle aurait eu une relation sexuelle avec un passager.
Ce dernier lui aurait mentionné qu'il avait 18 ans, alors qu'il était en réalité âgé de 15 ans. C'est la mère du mineur qui aurait par la suite déposé une plainte. Karine Gagné avait été arrêtée le lendemain et formellement accusée devant un tribunal de Nassau d'avoir eu une relation sexuelle illégale avec un mineur.
Le pire est qu'elle était demeurée détenue aux Bahamas pendant deux mois et demi. Ce n'est que le 15 mars 2017 qu'elle avait réussi à obtenir une libération conditionnelle moyennant le versement d'une caution de 5000 dollars US. Elle avait alors pu revenir au Canada en attente de son procès fixé en juin.
Elle avait d'ailleurs acheté dernièrement un billet aller simple ne sachant pas à quel moment elle pourrait revenir au Canada. Elle avait aussi déclaré à Radio-Canada que le plus difficile pour elle pendant son incarcération, outre la barrière de la langue, avait été de ne pas voir ses trois enfants. Par contre, elle n'avait pas voulu aborder ses conditions de détention pour ne pas nuire aux procédures judiciaires,
D'autre part, on sait qu'environ 9000 $ avaient été amassés grâce à la campagne de sociofinancement lancée par son père Steve Gagné dans les jours ayant suivi son arrestation. Cette somme avait servi à payer la caution imposée par le juge. Le reste avait servi à payer les honoraires des avocats de Mme Gagné.