La présumée victime de Normand Jr Benoît.

«J'vas te lâcher quand tu vas être morte»

L'enquête sur détention de Normand Jr Benoît, cet homme soupçonné s'être livré à une violente agression armée sur une femme le 17 février dernier à Shawinigan-Sud, a finalement été reportée au 26 février.
L'avocat du prévenu, Me Alain Blanchard, a en effet expliqué à la cour qu'il n'était pas encore en mesure d'élaborer une stratégie de défense. La Couronne ne lui aurait pas divulgué toute la preuve, de sorte qu'il lui manque certaines informations pertinentes tels le rapport médical et la déclaration de la victime.
La présumée victime était d'ailleurs présente, lundi, au palais de justice de Shawinigan en dépit des blessures subies. Elle affichait entre autres des cicatrices à la tête. Elle avait également un bras dans le plâtre et se déplaçait avec une canne.
«Quand je suis entrée dans la maison, je n'ai pas eu le temps d'enlever mes bottes. Je ne l'ai pas vu venir. Il m'a sauté dessus. Il m'a assené une trentaine de coups de marteau», a affirmé Marie-Josée Lamy en entrevue à CHEM avant de préciser ce que son présumé agresseur lui aurait dit.
«Il me disait: ''J'vas te lâcher quand tu vas être morte, tu vas te vider de ton sang. Puis un coup que tu vas être vidée de ton sang, je vais te garrocher en bas, dans le sous-sol. Je vais te découper en morceaux pis je vais te jeter aux vidanges morceau par morceau''», a ajouté la femme victime de l'agression.
Rappelons que Normand Jr Benoît, 59 ans, l'aurait violemment frappée le 17 février avec un marteau dans son logement de la 110e Rue, dans le secteur de Shawinigan-Sud. Il n'aurait pas accepté qu'elle décide de rompre avec lui. Malgré la gravité de ses blessures, la femme avait réussi à sortir du logement pour obtenir des secours.
«Je me suis sentie glisser les marches de ciment comme une couleuvre qui descend puis pousser jusqu'à l'arrière du truck. Je l'ai vu revenir sur la galerie. J'ai crié tellement fort et j'ai senti quelqu'un venir me chercher. Je ne me souviens plus de rien après», a ajouté Marie-Josée Lamy.
Le suspect avait été arrêté peu de temps après. Il fait face à une accusation de tentative de meurtre. Compte tenu du comportement qu'il a adopté lors de son arrestation, l'individu doit aussi répondre à des chefs de menaces, d'intimidation et de voies de fait sur une policière de la Sûreté du Québec.
Notons que la Couronne s'est objectée à sa remise en liberté, car il compte des antécédents judiciaires pour voies de fait et harcèlement contre une femme. Ceux-ci datent de 2009. Normand Jr Benoît avait alors bénéficié d'une sentence suspendue. Des accusations de menaces, d'introduction par effraction et d'appels harassants ont aussi été portées contre lui en 2009 mais il avait été déclaré non criminellement responsable. Sa famille comprend mal qu'il n'ait pas reçu des soins adéquats à son état.