Jonathan Chaussé est détenu depuis le mois de janvier.

Jonathan Chaussé est cité à procès

TROIS-RIVIÈRES — Jonathan Chaussé, cet individu dont les présumées menaces de mort ont mené au confinement de 750 élèves dans une école en mars 2017, a été cité à subir un procès sur tous les chefs d’accusation portés contre lui.

Au terme d’une enquête préliminaire, la juge Guylaine Tremblay a en effet conclu, en fonction de la preuve déposée devant elle par Me Julie Forget à la Couronne, que le jeune homme pouvait subir un procès. 

De toute façon, l’avocat de la défense, Me Yvan Braun, n’avait pas contesté le renvoi au procès. Il avait demandé la tenue d’une enquête préliminaire dans le but principal d’évaluer la crédibilité des présumées victimes. Il a d’ailleurs été en mesure de contre-interroger trois d’entre elles au cours des audiences. Une ordonnance de non-publication nous interdit cependant de révéler leurs propos à ce stade des procédures. 

Jonathan Chaussé, 19 ans, fait face à plusieurs accusations. Dans un premier temps, on le soupçonne d’avoir menacé de mort une jeune fille. 

La teneur de ses propos avait été prise suffisamment au sérieux pour que les policiers déclenchent le lendemain une vaste opération au Collège de l’Horizon et à l’Académie sportive. Les élèves avaient été confinés à l’intérieur des locaux. Pendant ce temps, Chaussé avait été arrêté à son domicile. 

Cette affaire avait par la suite entraîné le dépôt d’autres plaintes contre lui pour des gestes de violence et des délits sexuels envers des jeunes femmes. 

En tout, le jeune suspect aurait fait quatre victimes entre 2016 et 2017. Parmi les accusations portées contre lui, il y a voies de fait, avoir braqué une arme, avoir déchargé intentionnellement une arme dans un mur, menaces de mort, agression sexuelle armée, harcèlement, menace de briser une fenêtre et attouchements sexuels. La plus jeune des présumées victimes avait 13 ans. 

Au terme d’une première enquête sur caution tenue en mars, il avait été libéré mais avec de sévères conditions dont celles de demeurer chez sa mère et de respecter un couvre-feu de 18 h à 6 h, de ne pas consommer alcool et drogue et de ne pas posséder des armes. Il ne pouvait pas se trouver en présence de mineurs (sauf s’ils étaient accompagnés d’un adulte) ni approcher une école à moins de 50 mètres.

Mais en août suivant, Chaussé a de nouveau été arrêté pour avoir brisé ses conditions et pour possession de stupéfiants. Il avait été remis en liberté une seconde fois mais envoyé cette fois-ci dans une thérapie fermée à la Maison Carignan.

Encore là, il aurait enfreint ses conditions de remise en liberté. Ses dernières incartades auraient eu lieu entre le 13 décembre 2017 et le 5 janvier 2018. Il aurait  importuné sa mère et
consommé de l’alcool et du cannabis. Sa liberté avait donc été révoquée.

Sa cause a été reportée pour la forme au 11 avril.