Jean-Dodien Rukundo reste détenu

TROIS-RIVIÈRES — Jean-Dodien Rukundo, cet individu de 29 ans arrêté pour des gestes de violence conjugale et des bris de conditions, a échoué dans sa tentative visant à reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires intentées contre lui.

Au terme d’une enquête sur caution, le juge Jacques Lacoursière a en effet refusé, lundi, de le remettre en liberté, et ce, afin d’assurer la protection du public, de la présumée victime et pour éviter qu’il ne commette d’autres infractions entre autres motifs. Il a aussi basé sa décision sur la preuve recueillie par les policiers qu’il a qualifiée de très forte.

Rappelons que vers 6 h 10 le 30 janvier, les policiers ont dû se rendre dans un logement de la rue de Tonnancour, suite à un appel 911 logé par un voisin, pour violence intrafamiliale.

À leur arrivée sur place, ils ont immédiatement entendu des cris et des pleurs en provenance du logement en question. Une fois à l’intérieur, ils ont constaté des traces de violence à l’intérieur. Deux personnes étaient sur place, soit le suspect et la victime. Cette dernière avait le visage en sang et complètement tuméfié. Elle a dû être transportée à l’hôpital pour y recevoir les soins nécessaires.

Le suspect a immédiatement été mis en état d’arrestation et conduit au quartier général afin d’être rencontré par les enquêteurs. Si au départ, une accusation de voies de fait causant des lésions avait été portée contre lui, la procureure de la Couronne Me Stéphanie Sleigher a obtenu que le chef soit amendé au profit de voies de fait graves.

Les gestes de violence auraient été commis au retour d’une soirée au cours de laquelle le suspect avait consommé beaucoup d’alcool. Selon ce qui a été révélé en cour, ce n’est pas la première fois qu’il est agressif et violent.

En guise de garanties, le prévenu qui est représenté par Me Yvan Braun, s’est dit prêt à aller suivre une thérapie à la Maison Carignan mais aux yeux du juge, cela s’est avéré insuffisant.

Il a aussi tenu compte qu’il a des causes pendantes en matière d’introduction par effraction visant à commettre des voies de fait. Il avait pu reprendre sa liberté mais avec des conditions qu’il a omis de respecter.

Sa détention a donc été ordonnée. Il sera ramené en cour le 18 février.