James Perron a été arrêté lundi.

James Perron va demeurer détenu

La Tuque — L’individu qui a été arrêté lors de la frappe antidrogue menée par la Sûreté du Québec à Parent, en début de semaine, était de retour devant le Tribunal vendredi pour son enquête sur remise en liberté. La juge Guylaine Tremblay a tranché et a ordonné la détention de James Perron pour la durée des procédures judiciaires.

L’accusé s’est amené à la barre durant l’audition. Il a expliqué qu’il voulait comprendre et faire le point sur sa consommation de drogue. Il a affirmé qu’il consommait régulièrement. L’information a toutefois été contredite par son frère qui a mentionné qu’il ne l’avait jamais vu consommer ou en «état de consommation».

«La détention n’est pas la meilleure option pour moi, car je côtoie du monde que je côtoie depuis que je suis jeune. Tout ce qu’on y apprend, c’est comment faire mieux le prochain coup pour recommencer. Il n’y a aucune logique», a-t-il lancé dans son témoignage.

Lors de l’arrestation de James Perron, la Sûreté du Québec avait fait savoir que l’enquête tendait à démontrer qu’il poursuivait les activités de trafic de stupéfiants qui se tenaient antérieurement dans cette même maison.

La Couronne a tenté de faire ressortir le lien entre les deux individus et de nombreuses similitudes dans la façon d’opérer de l’accusé et celle de Pascal Rocheleau.

James Perron a indiqué qu’il s’agissait d’une connaissance, une connaissance amicale, a-t-il spécifié. Il a également affirmé qu’en plus des montants qu’il versait pour le logement, il envoyait à l’occasion des montants d’argent à Pascal Rocheleau pour le dépanner.

«Quand il avait plus besoin de sous pour ses paiements, je pouvais lui en déposer. Je pouvais l’aider», a dit James Perron.

Le procureur de la Couronne l’a également questionné sur des publications Facebook.

«Je voulais qu’il libère Paco (Pascal Rocheleau) parce que c’est une connaissance amicale à moi», a-t-il lancé.

«Je l’ai vu à La Tuque à Shawinigan, pas juste à Parent», a-t-il ajouté ensuite.

La défense avait annoncé que la mère de l’accusé serait appelée à la barre, mais elle s’est ravisée après le témoignage du frère de James Perron.

L’avocate de l’accusé demandait à la juge de libérer son client pour suivre une thérapie et ensuite se soumettre à de nombreuses conditions. Elle avait fait valoir que son client voulait reprendre le droit chemin.

Toutefois, la juge Tremblay a pris la décision de garder l’accusé détenu pour les procédures.

«Monsieur offre une thérapie pour un problème allégué de consommation de drogue. Or son frère dit qu’il ne l’a jamais vu consommer […] Ce qu’il a d’ailleurs dit dans sa déclaration. C’est assez frappant», a-t-elle affirmé.

Elle a également souligné que le rythme de vie de l’accusé n’était pas conséquent avec celui de quelqu’un qui bénéficie de l’aide de dernier recours.

La juge Tremblay a également noté que dans une communauté comme Parent, et les communautés autochtones comme Wemotaci, il s’agissait d’un véritable fléau. Elle a souligné les très grandes quantités de drogue saisies et le modus operandi qui «ressemble à bien des égards à celui de M. Rocheleau».