La police de Trois-Rivières a dû maîtriser un homme en crise au KiNipi, dimanche midi.

Intervention policière musclée au KiNipi

TROIS-RIVIÈRES — Le centre de bains nordiques et d'hébergement KiNipi a été le théâtre d’un important déploiement policier, dimanche midi, alors que plusieurs agents ont dû y maîtriser un jeune homme en crise.

Des employées du commerce ont appelé les policiers sur l’heure du dîner pour leur demander d’expulser un client qui semblait être intoxiqué. Selon une employée, l’homme avait loué une chambre et payé pour un service de massage.

«Tout l’avant-midi, on trouvait qu’il agissait bizarrement, comme s’il était intoxiqué. À un moment donné, il est sorti dehors et on est allé le voir pour lui dire que c’était l’heure de son massage, mais il a refusé le soin. C’est là qu’on a appelé les policiers», explique-t-elle.

Les policiers auraient commencé par parler à l’homme à l’extérieur du commerce. L'individu est ensuite rentré à l’intérieur du KiNipi. Les employés du commerce ont alors demandé aux agents de l’expulser. Au moment de procéder, l’individu se serait désorganisé, entrant dans une sorte de délire agité, et se serait débattu. D’après les employées du KiNipi, il avait du poivre de cayenne sur lui et aurait tenté de s’en servir contre les policiers.

Une dizaine de véhicules de police se sont rendus sur les lieux pour tenter de maîtriser l’individu. Les policiers ont fini par l’arrêter, mais un agent a été blessé au visage. Selon un témoin, il se serait cogné contre un coin de mur pendant qu’il tentait de maîtriser l’homme en crise.

L’agent n’a pas été blessé gravement, mais s’est tout de même rendu à l’hôpital, selon la police de Trois-Rivières. L’homme qui a été arrêté a lui aussi été conduit au centre hospitalier de Trois-Rivières, mais uniquement en raison de son état psychologique. Personne d’autre n’a été blessé et le personnel se portait bien. Il n’a pas été nécessaire d’évacuer le KiNipi et son restaurant, adjacent à l’accueil du site

Des accusations devraient être portées contre l’individu, mais la police de Trois-Rivières n’a pas précisé quelle en serait la nature.