Gyno Desrosiers

Infractions relatives au cannabis: Gyno Desrosiers arrêté une nouvelle fois

Trois-Rivières — Un peu plus d’un an après avoir été remis en liberté sous conditions, Gyno Desrosiers, le propriétaire du commerce Cannabis Québec à Nicolet, vient d’être arrêté une nouvelle fois pour d’autres infractions liées à la Loi sur le cannabis.

En dépit de sa cause pendante en semblable matière et des engagements qu’il avait pris de ne plus faire la promotion du cannabis, il aurait récidivé au cours des dernières semaines, allant même jusqu’à s’afficher ouvertement sur les réseaux sociaux.

Selon la dénonciation autorisée contre lui par le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, Gyno Desrosiers aurait redémarré son commerce Cannabis Québec en septembre dernier et commis d’autres activités illicites. Il a donc été accusé d’avoir incité le public à commettre des infractions telles que la vente et la production de cannabis, d’avoir offert de distribuer du cannabis sachant qu’il était illicite, d’avoir fait la promotion du cannabis et enfin d’avoir brisé ses engagements en faisant la promotion du cannabis.

La Sûreté du Québec l’a arrêté jeudi sur la Place du 21-Mars à Nicolet. Le suspect a comparu en après-midi au palais de justice de Trois-Rivières. Me Beauchamp-Laliberté a alors annoncé au tribunal qu’il avait l’intention de demander une évaluation sur l’aptitude à comparaître. Comme Gyno Desrosiers n’avait à ce moment aucun avocat pour le représenter, le dossier a été remis au vendredi 8 novembre. Un avocat d’office pourrait alors être nommé compte tenu de la demande d’évaluation psychiatrique.

Rappelons que Gyno Desrosiers avait été arrêté le 10 octobre 2018 dans le cadre d’une opération qui visait des dispensaires de cannabis au Québec. Plusieurs accusations avaient alors été portées contre lui, dont vente de cannabis à des fins thérapeutiques sans en avoir un permis de Santé Canada, vente à des fins récréatives, trafic de cannabis, possession aux fins de trafic de cannabis et d’autres articles servant au trafic, d’avoir conseillé la commission d’actes criminels, plus précisément la production de cannabis ou le trafic de cannabis en vendant des franchises de son commerce et production pour avoir proposé à des gens de produire du cannabis.

Au terme d’une enquête sur caution, le tribunal avait conclu que le risque qu’il commette une autre infraction de même nature était faible, d’autant plus que son histoire, ses activités commerciales et son arrestation avaient fait l’objet de reportages dans les médias. Et puisque les garanties proposées par la défense avaient été jugées suffisantes, Gyno Desrosiers avaient été remis en liberté avec de sévères conditions dont un couvre-feu, se rapporter une fois par mois à la Sûreté du Québec, l’interdiction de retourner au dispensaire de cannabis situé sur la rue Saint-Joseph à Nicolet, et même de faire la promotion de Cannabis Québec et du cannabis peu importe le lieu, incluant les réseaux sociaux.

Ce dossier doit revenir le 5 décembre en Cour supérieure pour éventuellement fixer une date de procès. Notons que le suspect a en effet choisi d’avoir un procès devant un jury.