La police de la Trois-Rivières a été saisie de l’enquête pour déterminer la cause de l’incendie de la rue Laviolette considéré comme suspect.
La police de la Trois-Rivières a été saisie de l’enquête pour déterminer la cause de l’incendie de la rue Laviolette considéré comme suspect.

Incendie sur la rue Laviolette: la police prend en charge l’enquête

TROIS-RIVIÈRES — La direction de la police de Trois-Rivières a pris le relais des pompiers dans l’enquête sur la cause de l’incendie qui a détruit dimanche un immeuble à logement et endommagé un autre sur la rue Laviolette. 

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Le directeur du service, Dany Cloutier, confirmait en effet lundi matin que l’enquête n’était plus sous la responsabilité de son service. Cela indique que des éléments suspects ou criminels pourraient bien être à l’origine de l’explosion précédant l’incendie. 

Dimanche, une soixantaine de pompiers ont combattu l’incendie en dépit de la chaleur accablante. Certains ont même souffert de la situation. «Nous avons des pompiers qui ont souffert de coup de chaleur», mentionne Dany Cloutier. 

Rappelons que deux personnes ont été blessées lors de cet incendie. Une personne a notamment été blessée par des briques qui se sont détachées de l’immeuble après l’explosion. Plusieurs personnes ont d’ailleurs rapporté avoir entendu un son très fort laissant présager une déflagration avant l’incendie. 

Lundi matin, il ne restait que des ruines de l’immeuble. Endommagé par l’incendie, le bâtiment voisin a été inspecté puis condamné. 

Une dizaine de personnes ont été jetées à la rue. Elles ont été prises en charge dimanche par la Ville de Trois-Rivières ainsi que la Croix-Rouge. Qu’ils soient assurés ou non, les sinistrés ont accès à de l'hébergement ainsi qu’à de l’aide d’urgence. Ils reçoivent aussi des bons d’achat pour de la nourriture et des vêtements.

Une clôture a été installée lundi matin autour des ruines de l’immeuble.

Des sandwichs à la crème glacée pour les pompiers

La soixantaine de pompiers appelés à intervenir ont dû composer avec des températures chaudes et humides. Consciente que les pompiers avaient très chaud avec leurs uniformes de travail, une résidente de l’immeuble situé tout juste devant l’incendie leur a offert des friandises glacées pour les rafraîchir. 

«Il faisait tellement chaud. Ma fille et moi, on a donné une boîte de pops et des sandwiches à la crème glacée aux pompiers», mentionne Geneviève Provencher. 

«On voulait les aider à se rafraîchir un peu. Il fait tellement chaud et ils font du bon travail.»

L’admiration pour les pompiers de la part de la fille de Geneviève Provencher est encore plus grande depuis qu’un d’entre eux lui a offert un casque rouge de pompier. Il arrive fréquemment lors d’interventions que les pompiers interagissent ainsi avec les enfants sinistrés ou témoins qui sont après tout confrontés à une situation très stressante. 

«C’était très gentil de sa part. Ma fille et mon petit voisin en ont eu un. Ma fille adore les pompiers», ajoute Mme Provencher. 

«On est juste en avant de l’immeuble touché. On a tout vu.»

En fin de journée, Geneviève Provencher a aussi donné une pointe de pizza à un sinistré qui venait de tout perdre et qui n’avait rien mangé de la journée.