Un triplex a été la proie des flammes sur la rue de Monseigneur-Plessis à Nicolet.

Incendie d’un triplex à Nicolet

Nicolet — Un triplex centenaire situé sur la rue de Monseigneur-Plessis à Nicolet a été la proie des flammes, vendredi, jetant à la rue deux locataires, un troisième logement étant libre, et provoquant l’évacuation des immeubles environnants. «C’est une perte totale et ce serait une erreur humaine», a indiqué le directeur du Service de sécurité incendie, Martin Provencher.

L’appel qui fut logé à 10 h 55 a nécessité une alerte générale. Une trentaine de pompiers sont intervenus, dont ceux de la Régie incendie Lac St-Pierre. Personne n’a été blessé. Un périmètre de sécurité a été établi, le temps de combattre l’élément destructeur. «Il faut comprendre que dans cette rue du centre-ville, les immeubles sont extrêmement collés», explique le conseiller en communication à la Ville, Sébastien Turgeon.

Ne pouvant être recueillis à l’hôtel de ville, puisque l’électricité avait été coupée dans les circonstances, les sinistrés ont été invités à prendre le repas dans un restaurant du centre-ville avant d’être pris en charge par la Croix-Rouge et le Centre d’action bénévole de Nicolet.

D’ailleurs, selon la directrice générale de ce dernier organisme, Isabelle Bombardier, le CAB est vite devenu le poste de commandement pour les sinistrés.

«On est un petit peu en cellule de crise. On a voulu aller voir s’il y avait des gens qui avaient besoin d’aide. La Ville avait déjà ouvert ses bureaux pour accueillir les sinistrés. Par contre, il manquait d’électricité à la Ville, donc, on a dit de transférer chez nous s’il y avait quoi que ce soit. Il y a un des sinistrés qui reçoit de l’aide de certains de nos services ici et de d’autres groupes communautaires. Donc, je le connaissais bien. Je l’ai pris sous mon aile pour l’aider, voir qu’est-ce qui se passe avec lui pour les prochaines journées. J’ai fait les appels à ses assurances, on a communiqué avec sa soeur et aussi, avec le service de La Carotte joyeuse», raconte celle qui s’attendait aussi à recevoir la visite de l’autre sinistré, mais qui n’était pas assuré.

Cette dernière avait aussi lancé l’invitation aux personnes évacuées à titre préventif. «La majorité avait déjà des places où aller se réfugier. On était prêt à recevoir les gens avec du café», conclut Mme Bombardier.