Trois logements de cet immeuble appartenant à l’OMH de Trois-Rivières ont été lourdement endommagés, mardi soir. La centaine de locataires ont été évacués.

Incendie dans un immeuble de l’OMH: un lendemain difficile

Quelques personnes pleuraient à chaudes larmes, tôt mercredi matin, devant l’entrée de l’immeuble de l’Office municipal d’habitation de Trois-Rivières qui a été la proie des flammes, mardi soir, au coin des rues Jacques-de-Labadie et des Cyprès. Sur les 100 logements que compte l’imposant bâtiment de six étages, douze ont été endommagés par l’eau dont trois plus lourdement. Si les pompiers ont réussi à sauver les meubles en évitant la propagation des flammes, il reste que les résidents touchés étaient très émus en découvrant l’ampleur des dommages.

«C’est le choc. C’est la première fois de ma vie que je passe au feu», confie, en pleurs, Ginette Cardinal. «Dans la salle de bain, tout est défoncé. Tout est à terre», déplore la dame.

Le plafond d’un logement du 6e étage a été lourdement endommagé. «Dans sa salle de bain, elle voit le ciel», raconte Mme Cardinal, en parlant de cette locataire qui a préféré ne pas s’adresser aux médias.

D’autres ont été plus chanceux. «Je suis soulagée, mais j’ai de la peine pour les autres», mentionne Jocelyne Bérubé.

Pas moins de 112 personnes âgées habitent cet immeuble dont certaines à mobilité réduite. On ignore exactement combien de locataires étaient sur place au moment de l’incendie, mais il reste que ce fut une importante opération d’évacuation. Heureusement, tout s’est bien déroulé. «Ça s’est bien passé étant donné les circonstances. Il n’y a pas eu de gens incommodés par la fumée», note Roger Joseph, directeur des services immobiliers de l’OMH de Trois-Rivières.

Ginette Cardinal a été secouée en constatant l’ampleur des dommages dans son appartement.

Les résidents ont tous été évacués. Ils ont été pris en charge par la Croix-Rouge qui les a dirigés vers des hôtels. D’autres ont été recueillis par des membres de leur famille. Des employés de l’OMH se sont assurés de récupérer leurs médicaments.

Les sinistrés étaient d’ailleurs satisfaits du déroulement de cette opération. «On a été très bien pris en main. Les gens de l’OMH, la Croix-Rouge, tout le monde était ici. On a eu des couvertures, de l’eau. Ça s’est bien passé», raconte Mme Cardinal. «Ç’a bien été. Tout le monde est sorti vite», renchérit Jean Fontaine, un locataire.

Heureusement, cette évacuation a été de courte durée. Les gens ont pu réintégrer leur logement en après-midi, mercredi. Toutefois, trois logements sont inhabitables en raison des dommages. «Les personnes qui ont été touchées, on va s’en occuper. On va les relocaliser temporairement», assure M. Joseph.

Si Mme Cardinal n’avait que de bons mots envers l’OMH concernant l’évacuation, elle déplorait qu’aucun intervenant n’était sur place mercredi matin pour soutenir les sinistrés qui découvraient les dégâts en allant rapidement chercher quelques effets personnels. «On entre dans notre logement et il n’y a personne avec nous. Ça donne un coup quand tu entres et que tu vois que tout est à terre», confie Mme Cardinal. Des propos corroborés par Lynn Milette qui accompagnait sa mère. «Il y a des gens affolés. Ça prend du soutien psychologique sur place. Il n’y a pas de soutien psychologique ici ce matin», déplore Mme Milette, qui est elle-même intervenante sociale. «Je suis venue chercher quelqu’un en détresse aujourd’hui», a souligné une autre dame en quittant les lieux.

L’OMH assure toutefois mettre tout en oeuvre pour appuyer ses locataires. «Aussitôt que le feu a commencé, les gens de l’accompagnement social ont été envoyés ici. Ils sont restés jusqu’à 2-3 heures du matin. Ce matin, ils sont revenus. Du soutien, il y en a», affirme M. Joseph.

Roger Joseph, directeur des services immobiliers de l’OMH de Trois-Rivières.

La directrice de l’accompagnement social et location, Linda Guimond, s’est rendue sur place au cours de l’avant-midi. Elle invite les sinistrés qui en ressentent le besoin à contacter l’OMH. Des intervenants sociaux communautaires, une intervenante sociale du CIUSSS et une infirmière clinicienne sont disponibles, affirme-t-elle.

La cause de l’incendie n’était pas encore connue mercredi. Des travaux ont été effectués sur une génératrice, mardi, dans cet immeuble, mais on ignorait encore si cela avait un lien avec l’incendie. Le feu a pris naissance sur le toit.