La maison de Dave Mailloux avait été une perte totale.

Incendie criminel en présence de deux enfants: Dave Mailloux déclaré coupable

Au terme d'un procès qui a eu lieu en mars dernier, Dave Mailloux a été déclaré coupable de l'incendie criminel de sa résidence sans se soucier du danger que cela représentait pour les gens qui s'y trouvaient.
Dans le cas présent, l'individu de 36 ans avait volontairement mis le feu à sa maison située au 700, rang Saint-Félix à Notre-Dame-du-Mont-Carmel le 13 mars 2014 avec l'intention de récolter l'argent des assurances.
Or, ses deux jeunes enfants l'accompagnaient lorsqu'il avait décidé de mettre son plan à exécution. C'est d'ailleurs l'un d'eux qui a alerté Mailloux pour lui annoncer que le feu était pris dans la maison. Il avait donc emmené les enfants chez le voisin avant que ces derniers ne soient blessés. 
Dans cette affaire, la preuve déposée par la procureure de la Couronne, Me Pascale Tremblay, a révélé que Dave Mailloux vivait depuis plusieurs mois une situation financière difficile. Il avait mis sa maison à vendre mais sans obtenir les résultats escomptés. 
À quelques reprises, il avait mentionné à des proches qu'il projetait d'y mettre le feu pour obtenir l'argent des assurances. Dans les heures précédant le passage à l'acte, il avait de nouveau parlé de son plan à une tierce personne en précisant que ça serait plus crédible si ses enfants étaient avec lui. Devant la colère et l'indignation de cette personne, il avait finalement promis que les enfants seraient absents s'il passait à l'action. 
Or, il a malgré tout décidé de mettre son plan à exécution pendant qu'il préparait le repas des enfants. Aux dires d'un ingénieur légiste, l'incendie est non seulement criminel mais il existe deux sources: l'une serait attribuable à un feu de friture sur la cuisinière alors que la seconde proviendrait du sous-sol. L'autre expert, un technicien en identité judiciaire, avait pour sa part conclu que le feu avait été allumé volontairement au sous-sol. 
Dans sa décision, le juge Rosaire Larouche a néanmoins pris soin de préciser que même s'il n'y avait pas eu une preuve d'experts dans cette affaire, il aurait conclu à la culpabilité du Dave Mailloux en raison de son comportement dans cette affaire, d'autant plus qu'il savait que ses enfants étaient présents dans la maison.
En effet, il avait non seulement prémédité son geste mais lorsque les flammes avaient pris naissance, il n'avait pas appelé le 911. Toujours selon la preuve, il avait plutôt emmené ses enfants chez le voisin en lui demandant de contacter les pompiers. Il s'était ensuite affairé à sortir son bateau de son garage sachant très bien que son embarcation n'était pas assurée. 
En guise de défense, Mailloux, qui est représenté par Me Simon Ricard, avait déclaré que sa situation financière était bonne et qu'il n'avait jamais allumé un incendie comme on le lui reprochait. Il avait plutôt attribué le tout à un feu de cuisson. Il avait également affirmé n'avoir pas mis les pieds au sous-sol pour y allumer un autre feu.
Et s'il n'avait pas appelé le 911, c'était parce qu'il croyait être en mesure d'éteindre lui-même le feu. Il avait en effet prétendu s'être rendu chez sa mère pour aller chercher un boyau d'arrosage mais en vain puisqu'il ne l'avait pas trouvé. Enfin, il avait déclaré en cour n'avoir jamais tenu des propos en lien avec un quelconque projet d'incendie, accusant plutôt ces personnes de ne pas être crédibles, d'avoir exagéré, d'avoir voulu lui enlever la garde des enfants ou par esprit de vengeance. 
Or, le juge ne l'a pas cru, trouvant sa version non crédible, et ce, contrairement aux personnes à qui il avait fait des confidences. Il l'a donc déclaré coupable sur le chef d'incendie criminel avec danger pour la vie humaine et prononcé un arrêt sur le deuxième chef (incendie criminel causant des dommages à des biens) pour éviter un dédoublement. 
Rappelons qu'une vingtaine de pompiers avaient combattu le brasier pendant quelques heures. Personne n'avait été blessé mais la maison avait été une perte totale. 
Les plaidoiries sur sentence ont été fixées au 6 septembre.