Un incendie s’est déclaré, mercredi après-midi, à la filiale trifluvienne du groupe Somavrac.
Un incendie s’est déclaré, mercredi après-midi, à la filiale trifluvienne du groupe Somavrac.

Incendie chez groupe Somavrac: évacuation et confinement

Pierrick Pichette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Un incendie s’est déclaré, mercredi après-midi, à l’usine du groupe Somavrac de Trois-Rivières, forçant la Ville à demander le confinement de toutes les personnes vulnérables des secteurs Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine par mesure préventive. L'avis a finalement été levé tôt jeudi matin.

À première vue, l’incident, survenu aux alentours de 14 heures, semblait localisé à l’intérieur d’un seul bâtiment de cette entreprise basée dans le parc industriel Gilles-Beaudoin du secteur Sainte-Marguerite. Seul un léger nuage de fumée émanait de l’entrepôt. 

Ce dernier serait d’ailleurs devenu la proie des flammes à la suite d’un contact entre l’humidité et l’hydrosulfite de sodium, un produit qui entre dans la fabrication des pâtes et papiers. En raison de la combustion de cette substance, du dioxyde de soufre s’est échappé dans l’air trifluvien. 

C’est pourquoi les autorités municipales ont demandé aux citoyens à risque de développer des problèmes de santé en inhalant ce produit de se mettre à l’abri à des fins de prévention. La présence de dioxyde de soufre dans l’atmosphère peut être associée à une odeur persistante d’oeufs pourris.

Les personnes devant particulièrement éviter tout risque d'exposition à cette substance sont celles qui souffrent de troubles cardiaque ou respiratoire. Il en va de même pour les aînés ainsi que les jeunes enfants. 

De plus, un périmètre de sécurité a été érigé sur un tronçon boulevard des Récollets, qui devait demeurer inaccessible pour une bonne partie de la soirée.

Dès mercredi après-midi, des agents de la Direction de la police de Trois-Rivières ont été appelés à intervenir dans le but d’assurer l’évacuation de certains endroits environnants. Entre autres, le centre de la petite enfance Le petit Forgeron, situé sur la place Boland, a été évacué par mesure préventive.

L’incident a forcé l’évacuation de certains résidents du secteur, dont les jeunes du centre de la petite enfance Le petit Forgeron. 

Des pompiers provenant de chacune des casernes trifluviennes ont été dépêchés sur les lieux afin d’éviter que des conséquences plus graves ne surviennent. Au moment d’écrire ces lignes, leur travail progressait, semble-t-il, très bien. Ils prévoyaient même procéder à l’extraction, puis à l’extinction complète des matières dangereuses mercredi soir. La situation devait normalement être de retour à la normal au courant de la nuit.

Quatre pompiers de Saint-Étienne-des-Grès se sont également amenés en renfort, mettant à contribution leur camion d’incendie autopompe.

Enfin, une équipe d’Urgence-Environnement a été convoquée sur place. Des spécialistes du Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec devaient eux aussi s’y rendre afin de fournir des équipements de mesure de la qualité de l’air.

Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques assure quant à lui qu’il suit la situation de près et veille à ce que «toutes les mesures requises pour la sécurité de la population et la protection de l’environnement soient prises».

Rappelons que groupe Somavrac effectue régulièrement du transport ou de l’entreposage de matières dangereuses, dont le nitrate d’ammonium, substance à l’origine de la double explosion majeure survenue à Beyrouth, au Liban, mardi.

La Ville a invité tous les Trifluviens désireux d’obtenir des informations sur la situation à utiliser le service téléphonique 311, qui a été rendu disponible pour eux toute la soirée, mercredi.