Le Jack McGurn Barbier, sur la rue Saint-Georges, à Trois-Rivières compte parmi les neuf lieux visités par les policiers lors de cette opération antidrogue.

Importante opération antidrogue à Trois-Rivières: neuf perquisitions, quatre arrestations

Trois-Rivières — Les enquêteurs de l’Escouade régionale mixte Mauricie (ERM) s’attaquent au marché de la cocaïne à Trois-Rivières. Ils ont procédé, jeudi, à neuf perquisitions et à l’arrestation de quatre individus. L’enquête qui a mené à cette opération antidrogue n’est pas terminée et d’autres individus pourraient se retrouver avec les menottes aux poignets.

«C’est une enquête de quelques mois pour du trafic de stupéfiants - principalement de la cocaïne - à Trois-Rivières. Aujourd’hui, c’était davantage une phase de perquisitions. On va poursuivre le travail et il est possible qu’il y ait d’autres arrestations», précise Éloïse Cossette, porte-parole de l’ERM Mauricie. Ces perquisitions sont reliées au crime organisé, a-t-elle précisé.

Un maître-chien était à l’oeuvre lors de cette opération antidrogue. Sur la photo, il s’apprêtait à fouiller une résidence située sur la rue Louis-de-France.

Plusieurs stupéfiants ont été saisis, dont de la cocaïne, du cannabis, du haschich et de la psilocybine (champignons magiques). Les policiers ont également mis la main sur des armes à feu, des minutions et environ 15 000 $ en argent comptant.

Sept perquisitions ont eu lieu à Trois-Rivières dont l’une au Jack McGurn Barbier, sur la rue Saint-Georges, à Trois-Rivières. Le propriétaire, Chad Blanchette-Linteau, a défrayé les manchettes au cours des derniers mois pour avoir présumément battu un client insatisfait en septembre 2017. Il compte plusieurs antécédents judiciaires. Il avait notamment été condamné en 2008 à quatre ans de pénitencier pour avoir participé à une fusillade en avril 2007. Son logement est d'ailleurs un des endroits perquisitionnés jeudi. Notons qu'il ne fait pas partie des personnes arrêtées.


Les policiers ont aussi perquisitionné un logement, situé dans cet immeuble de la rue Marquis-De Montcalm.

Le local d’un ancien salon de coiffure - qui est maintenant fermé - a aussi été visité par les policiers sur la rue Notre-Dame Centre. Des logements des rues Hertel et du Marquis-De Montcalm ainsi que des résidences des rues Louis-de-France, Des Grives et du rang Saint-Charles ont fait l’objet de fouilles policières. Finalement, à l’extérieur de Trois-Rivières, l’ERM s’est intéressée à une maison du boulevard de Port-Royal à Bécancour et à une autre de la rue Principale à Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

La perquisition dans une résidence de la rue des Grives, à Trois-Rivières, a eu lieu mercredi soir. Une visite policière mouvementée puisqu’un homme a foncé dans une voiture de patrouille avec son véhicule. «Nous avons voulu interpeller un homme. Il a foncé dans un véhicule de police et il s’est sauvé à pied par la suite, mais on l’a rattrapé rapidement. Il a été arrêté», raconte la sergente Cossette.

Sept perquisitions se sont déroulées à Trois-Rivières durant cette opération, dont une dans ce logement de la rue Hertel.

À la suite de cette perquisition, quatre personnes ont pris le chemin du poste de police. Alexandre Dionne, 25 ans, et Audrey Gilbert, 28 ans, ont comparu au palais de justice de Trois-Rivières, jeudi, sous des accusations reliées au trafic de stupéfiants. Ils ont été libérés sous diverses conditions. Deux hommes, âgés de 26 et 41 ans, ont également été arrêtés, mais remis en liberté par voie de sommation. Deux véhicules ont été saisis comme biens infractionnels mercredi soir, soit un VUS 2019 et une voiture 2011.

Au total, 70 policiers étaient à l’œuvre lors de cette opération. Ils proviennent de l’ERM Mauricie, de la Division des enquêtes et de coordination sur le crime organisé, du Service des enquêtes sur les crimes majeurs, de la Division des enquêtes MRC et de la Direction de la police de Trois-Rivières. «Les ERM sont des partenariats entre services de police qui ont comme objectif une mise en commun des ressources pour mieux lutter contre le crime organisé», explique la sergente Cossette.