Un incendie a lourdement endommagé un bâtiment de la ferme J.L.G. Massicotte jeudi matin.

Il sauve ses bêtes in extremis

Malgré les flammes et la fumée, Ghislain Massicotte a tout fait pour sauver ses bêtes, vers 6 h 15 jeudi matin, alors qu'un incendie faisait rage dans un bâtiment de sa ferme, située à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Il les a sorties in extremis allant jusqu'à risquer sa vie.
«Quand je suis arrivé à l'étable, le feu était pris. Il y avait beaucoup de boucane. J'ai appelé le 9-1-1 au plus vite et j'ai essayé de sortir mon troupeau», explique M. Massicotte, de la ferme J.L.G. Massicotte.
Dans l'étable, ses vaches sont en liberté. Elles couraient un peu partout, ce qui a rendu la tâche de M. Massicotte extrêmement difficile alors que le feu gagnait du terrain. «J'ai essayé de courir après. Il y avait tellement de boucane que j'étais en train d'étouffer. Je ne voyais plus rien. Je n'étais plus capable de rien faire. Je me suis dit: ''Il faut que je sauve ma peau''. Je suis parti pour sauver ma peau. Les vaches m'ont comme suivi», raconte-t-il.
À leur arrivée, les pompiers se sont dépêchés de l'assister tandis que d'autres s'affairaient à ralentir la progression des flammes.
Sur la soixantaine de vaches laitières, moins d'une dizaine ont péri. Certaines ont été incommodées par la fumée, mais M. Massicotte est confiant qu'elles se remettent. Elles ont été relocalisées à la ferme Chartier à Champlain.
Alors qu'il assistait à la destruction d'années de travail, il a également dû s'assurer de trouver un nouvel abri pour ses vaches sans oublier la traite. Une journée terrible pour lui. «C'est l'enfer. Je ne veux plus jamais revivre ça», a-t-il lancé.
Quelque 45 pompiers ont combattu les flammes. Les pompiers de Sainte-Geneviève-de-Batiscan ont reçu l'assistance de leurs collègues de Saint-Narcisse, Saint-Stanislas, Batiscan, Champlain et Sainte-Anne-de-la-Pérade. «À notre arrivée, la partie est du bâtiment était déjà toute embrasée», raconte Louis Lavallée, directeur adjoint du service incendie de Sainte-Geneviève-de-Batiscan.
Le froid était alors glacial et la poudrerie aveuglante. «Le froid et le vent nous ont beaucoup compliqué la tâche. On a beaucoup d'appareils pour pomper qui ont gelé. On n'avait rien pour nous autres», a souligné M. Lavallée. Un pompier s'est blessé en chutant sur la glace. Son état n'a pas nécessité de transport à l'hôpital.
Une partie du bâtiment de ferme incendié, qui comprend l'étable et une grange, pourra peut-être être sauvée.
«Il y a encore une section qui est debout, mais la partie en bois a brûlé. La partie en acier est encore là, mais elle a peut-être été affectée. Le plafond intérieur est complètement brûlé», a mentionné le directeur adjoint. L'assureur de M. Massicotte doit venir constater les dégâts aujourd'hui. Ce dernier espère reconstruire au plus vite. L'incendie serait d'origine électrique.