Huit mois de prison de plus pour Dave Mailhot Girard

Dave Mailhot Girard a écopé, mardi, d'une peine de huit mois supplémentaires de prison pour avoir agressé sexuellement une troisième inconnue en octobre dernier dans une épicerie.
Cet homme de 26 ans est présentement détenu pour deux autres agressions sexuelles. Le 3 juillet 2012, rappelons qu'il s'était en effet livré à un premier délit sexuel sur une inconnue rencontrée au centre-ville. Après lui avoir demandé une cigarette, il s'était assis à côté d'elle sur un banc de parc, l'avait touchée près du vagin, aux fesses et aux seins pour ensuite se masturber à ses côtés.
Puis, le 12 octobre 2012, il avait déversé du sperme dans le dos d'une femme à la bibliothèque Gatien-Lapointe, sperme qu'il avait pris soin de recueillir auparavant dans un gobelet. Il voulait semble-t-il imiter une vidéo qu'il avait vue sur Internet.
Des plaintes avaient donc été déposées et un procès avait eu lieu en octobre 2013. Puis le 13 janvier suivant, il avait été déclaré coupable et emprisonné immédiatement, compte tenu de ses antécédents judiciaires et de la peine qui allait être demandée par la Couronne.
Le 3 mars dernier, la juge Guylaine Tremblay l'avait finalement condamné à purger une peine de neuf mois qui tenait compte de la détention préventive du délinquant.
Or, Mailhot Girard avait une cause pendante de même nature. Alors que son procès pour les deux premières agressions sexuelles venait à peine de se terminer et qu'il était en attente de la sentence, il avait en effet récidivé sur une autre jeune inconnue le 11 octobre 2013.
Il avait au départ croisé sa victime au Dollarama pour ensuite la suivre jusqu'au Super C du boulevard Saint-Maurice à Trois-Rivières. Une fois dans le supermarché, il avait passé en arrière d'elle et avait frôlé ses fesses avec le dos de sa main avant de quitter les lieux.
Plus tôt cette semaine, il a été déclaré coupable de cette agression sexuelle au terme d'un procès. Mardi, dans le cadre des plaidoiries sur la peine, la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, a réclamé une peine supplémentaire de 12 mois. Selon lui, Mailhot Girard représente un danger pour la société.
Me Alexandre Biron, à la défense, a plutôt suggéré cinq mois de prison. Il a pour sa part mentionné que son client était ouvert à l'idée de suivre une thérapie mais qu'il n'était pas décrit comme un prédateur sexuel par le sexologue qui l'a évalué.
Or, le juge Pierre Verdon a plutôt opté pour huit mois de prison consécutifs. Il n'a pas caché que la récidive du délinquant à la suite de son procès était inquiétante. Il a aussi constaté que Mailhot Girard avait manifesté peu d'empathie pour la victime, hormis quelques regrets tardifs manifestés hier après-midi. La victime a d'ailleurs raconté que cet événement l'avait rendue très craintive et l'avait obligé à se doter d'un système d'alarme personnel.
Qui plus est, Mailhot Girard devra purger deux autres mois de prison consécutifs mais cette fois-ci pour des menaces, un bris de probation et une possession simple de stupéfiants. Il a en effet admis avoir menacé d'endommager la voiture d'un regrattier qui refusait de lui changer son chèque d'aide sociale le 30 juillet 2013 et par le fait même d'avoir brisé sa probation. Enfin, le jour même de son incarcération le 13 janvier dernier, il avait été retrouvé en possession d'une petite quantité de haschich dans sa cellule.
Au total, il est donc condamné à 10 mois supplémentaires de prison. Sa peine sera assortie d'une probation de trois ans au cours de laquelle il lui sera interdit de contacter la victime, d'être en sa présence, d'approcher son domicile à moins de 100 mètres et de se rendre au Super C.