Gyno Desrosiers

Gyno Desrosiers remis en liberté sous conditions

TROIS-RIVIÈRES — Même s’il est soupçonné d’avoir vendu illégalement du cannabis à des fins récréatives et thérapeutiques pendant plusieurs mois, le propriétaire du commerce Cannabis Québec à Nicolet, Gyno Desrosiers, pourra recouvrer sa liberté mais avec de strictes conditions.

Le juge Simon Ricard a conclu que le risque qu’il commette une autre infraction de même nature était faible, d’autant plus que son histoire, ses activités commerciales et son arrestation avaient fait l’objet de reportages dans les médias.

Qui plus est, les garanties proposées par la défense ont été jugées suffisantes pour assurer le respect de ses conditions de remise en liberté. En ce sens, le juge a pris soin d’encadrer fermement Gyno Desrosiers.

L’homme de 48 ans, qui est représenté par Me Mélanie Bédard, devra notamment fournir un engagement sans dépôt de 2000 $. Sa sœur a également accepté de le cautionner.

Il devra respecter un couvre-feu de 23 h à 6 h, faire des démarches pour trouver un emploi légitime et se rapporter une fois par mois à la Sûreté du Québec.

Il lui sera par ailleurs interdit de retourner au dispensaire de cannabis situé sur la rue Saint-Joseph à Nicolet, et même de faire la promotion de Cannabis Québec et du cannabis peu importe le lieu, incluant les réseaux sociaux.

Pas question non plus pour lui d’aller dans les bars, de faire usage de stupéfiants incluant le cannabis, de communiquer avec des gens ayant des causes pendantes ou des antécédents judiciaires en matière de stupéfiants et des témoins dans cette affaire. La possession d’armes lui est aussi interdite.

Enfin, il devra prendre un rendez-vous avec un psychologue ou un travailleur social et entreprendre un suivi si nécessaire. Rappelons que Gyno Desrosiers avait été arrêté le 10 octobre dans le cadre du projet Portillon de la Sûreté du Québec qui visait des dispensaires de cannabis au Québec.

On le soupçonne non seulement d’avoir vendu du cannabis à des fins thérapeutiques sans en avoir un permis de Santé Canada mais également d’en avoir vendu à des fins récréatives illégalement.

Il a été accusé de trafic de cannabis, possession aux fins de trafic de cannabis et d’autres articles servant au trafic, d’avoir conseillé la commission d’actes criminels, plus précisément la production de cannabis ou le trafic de cannabis en vendant des franchises de son commerce. Enfin, il fait face à un chef de production pour avoir proposé à des gens de produire du cannabis.

Sa cause a été reportée au 13 novembre.