Gaétan Valois a agressé sexuellement une inconnue sur la rue le 6 septembre 2015 à Trois-Rivières.

Gaétan Valois plaide coupable

TROIS-RIVIÈRES — Alors que son procès devait s’amorcer le 10 avril, Gaétan Valois a finalement admis avoir agressé sexuellement une jeune femme de 20 ans en 2015 en se servant d’un exacto pour la menacer.

En présence de son avocat, Me Alexandre Biron, l’individu de 46 ans a en effet enregistré, jeudi après-midi, des plaidoyers de culpabilité à toutes les accusations qui pesaient contre lui dans cette affaire, soit agression sexuelle armée, menaces de mort, vol qualifié et bris de probation. Du même coup, il évite ainsi à la victime de devoir témoigner dans le cadre d’un procès qui devait durer au moins trois jours et ce, au grand soulagement de celle-ci.

Gaétan Valois

Les événements étaient survenus dans la nuit du 6 septembre 2015 vers 2 h du matin. Comme l’a expliqué la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, la jeune femme était sortie au centre-ville en compagnie d’amies. Au cours de la nuit, elle avait décidé de retourner chez elle. Elle était donc repartie à pied, seule dans les rues de la ville. À l’intersection des rues Saint-Maurice et Laviolette, elle avait soudainement été agrippée au bras par un homme ayant surgi derrière elle. Armé d’un exacto, il l’avait sommée de la suivre non loin dans un endroit sombre derrière un immeuble. Il l’avait alors forcée à lui faire une fellation. Toujours sous la menace de son exacto, elle avait ensuite dû se coucher sur lui dans la position du 69 pour se livrer à d’autres gestes sexuels. Puis, il l’avait violée.

Il avait ensuite pris la fuite à vélo, gardant avec lui le cellulaire de la victime et ses pièces d’identité.

Selon la plaignante, l’agression avait duré plusieurs minutes sans être capable d’être plus précise sur le temps exact. Pour elle, cela lui avait paru une éternité.

Elle était ensuite retournée chez elle sans dire un mot à personne. La jeune femme craignait en effet que son agresseur la retrouve puisqu’il avait ses coordonnées personnelles. Elle s’était finalement confiée dans les jours suivants à une amie et à un médecin mais elle avait malgré tout refusé de porter plainte aux policiers.

Il avait fallu l’agression d’une adolescente face au Séminaire Saint-Joseph le 13 octobre 2015 pour qu’elle trouve le courage de contacter les policiers. Comme l’a précisé Me Tessier, elle a cru que c’était le même individu qui venait de faire une autre victime. Dans les faits, on sait maintenant que l’agresseur n’était pas le même. Il s’agissait plutôt de Marc Perron. Il avait frappé avec une masse une jeune fille qui marchait sur la rue.

Le lendemain, soit le 14 octobre, elle avait donc porté une plainte aux policiers. Or, si elle n’avait pas été en mesure d’identifier formellement l’homme qui l’avait violée, les policiers avaient été capables de remonter jusqu’à lui. C’est que la victime avait pris soin de garder ses sous-vêtements et sa camisole. Les analyses ont ainsi permis d’y relever l’ADN de Valois.

La Couronne envisage maintenant de présenter une requête pour le faire évaluer sur son degré de dangerosité, et ce, dans le but de le faire déclarer délinquant dangereux ou à contrôler. Son dossier a donc été reporté au 11 avril.

C’est que Valois a des causes pendantes qui présenteraient des similitudes, même s’il n’y a pas eu d’agressions sexuelles. Il avait été arrêté au début d’octobre 2015 par les policiers de Trois-Rivières pour s’être présumément livré à deux reprises, toujours en septembre, à des agressions sur des femmes. Depuis il n’a pu reprendre sa liberté en raison de ses antécédents judiciaires.

Dans les deux cas, le suspect aurait suivi des inconnues à vélo pour ensuite les menacer avec un couteau. Ces dernières avaient réussi à prendre la fuite. Son procès a été fixé au 27 juin. Il doit aussi répondre à une accusation de harcèlement contre une jeune femme qui travaillait dans un commerce de la ville.