Fanny Ouellette s’est notamment livrée à une série de fraudes par cartes de crédit.

Fraude: Fanny Ouellette condamnée à 16 mois de prison

TROIS-RIVIÈRES — Fanny Ouellette a été condamnée à une peine de 16 mois de prison pour des vols d’identité et une série de fraudes par cartes de crédit.

En tenant compte de sa détention préventive de six mois, il lui reste dix mois à purger derrière les barreaux. La juge Dominique Slater lui a également imposé une probation pendant trois ans au cours de laquelle il lui sera totalement interdit d’être en possession de documents bancaires qui ne sont pas libellés à son nom et de communiquer avec les victimes. Elle devra également respecter un suivi probatoire pendant 18 mois.

Fanny Ouellette est cette fraudeuse qui a volé des cartes d’identité et des cartes de crédit pour ensuite se livrer à plusieurs fraudes dans des commerces. Le montant total des fraudes dépasse les 65 000 $. Cependant, une grande partie des biens ont pu être récupérés de sorte que les pertes réelles seraient de 5500 $ environ, sans compter celles assumées par les compagnies de crédit.

Les premiers événements étaient survenus en octobre 2016. Elle avait en effet subtilisé des cartes de crédit et d’identité dans le vestiaire d’un centre sportif de Saint-Hyacinthe pour ensuite effectuer 14 transactions frauduleuses de moins de 100 $ en l’espace d’une heure. Elle avait été arrêtée puis libérée sous conditions.

Or, deux mois plus tard, elle avait récidivé en volant les effets personnels d’une résidante de Louiseville dans un centre aquatique de Trois-Rivières. Elle avait mis la main sur ses pièces d’identité, ses cartes de crédit, ses bottes, son manteau, ses clés et la télécommande de sa maison. Et comme si ce n’était pas assez, elle s’était introduite quelques jours plus tard dans le domicile de cette femme grâce à la télécommande. Elle en avait profité pour y subtiliser des chèques et les nouvelles cartes de crédit que la femme et son conjoint venaient de recevoir à la suite du premier vol.

Elle avait ensuite utilisé ses cartes de crédit pour faire une série de fraudes dans des commerces dont plusieurs de Trois-Rivières, y achetant surtout des équipements électroniques et de télécommunications. Elle avait même réussi à obtenir un contrat de financement pour l’achat d’un camion pick-up Dodge Ram d’une valeur de 29 000 $ pour ensuite assurer ledit véhicule auprès de la compagnie d’assurances de la victime.

Le 8 février 2017, elle avait été interceptée pour une infraction au Code de la sécurité routière alors qu’elle conduisait le Dodge Ram. Elle avait encore une fois tenté de se servir de l’identité de sa victime mais en vain puisque le patrouilleur avait découvert le subterfuge.

Lors d’une perquisition à sa résidence, les policiers avaient retrouvé plusieurs objets obtenus frauduleusement et des cartes de crédit, mais également les pièces d’identité appartenant à 27 personnes différentes.

Au terme d’une thérapie à la Maison Carignan, elle avait ensuite été remise en liberté sous conditions. Or, en décembre 2017, elle avait de nouveau interceptée pour des bris d’engagements. Depuis, elle était demeurée détenue.

Dans cette affaire, la procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, avait suggéré une peine de 20 mois qui tenait compte selon elle des nombreux facteurs aggravants tel que le nombre de délits, la durée, la répétition, le degré de responsabilité et de préméditation et les préjudices causés aux victimes.

À la défense, Me Mélanie Bédard avait plutôt proposé une peine variant entre neuf et 12 mois. À titre de facteurs atténuants, elle avait plaidé l’absence d’antécédents judiciaires, le plaidoyer de culpabilité, les regrets et une lettre d’excuse adressée à la dame de Louiseville et sa famille. Elle avait aussi parlé des épreuves personnelles et professionnelles vécues par sa cliente tout juste avant le passage à l’acte et de ses problèmes de toxicomanie.