François Asselin

François Asselin ne conteste pas sa citation à procès

François Asselin de Trois-Rivières sera cité à son procès pour le meurtre non-prémédité et l’outrage au cadavre de son collègue de travail François Lefebvre.

L’enquête préliminaire de Asselin, qui est prévue pour quatre jours, a commencé, lundi, devant le juge Claude Provost de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

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Travaillant pour une compagnie de déménagement avec Asselin, la victime de Trois-Rivières a été tuée lors de son passage dans la région. Son corps a été retrouvé dans le parc industriel de Sherbrooke, le 17 mai 2018.

La famille de François Lefebvre était présente au palais de justice de Sherbrooke pour le début de l’enquête préliminaire, mais souhaite pour le moment réserver ses commentaires par respect pour le processus judiciaire.

Une scène de crime avait été établie à l’hôtel Jardin de ville où Asselin et la victime avaient passé la nuit précédant les événements.

Ce sont huit témoins qui défileront à la barre dans le cadre de cette étape préalable au procès.

D’entrée de jeu, l’avocate de la défense Me Caroline Monette a indiqué au tribunal qu’elle ne contestera pas la citation à procès de son client.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf a demandé une ordonnance de non-publication sur les faits de la cause étant donné que le procès se déroulera devant jury.

Un enquêteur témoigne

L’enquêteur au dossier de la division des enquêtes des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec a été le premier à témoigner.

Un collègue de travail de l’accusé et de la victime doit aussi témoigner.

Deux employés de la compagnie où a été retrouvé le corps de François Lefebvre sont convoqués.

Un pathologiste et un biologiste du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal seront entendus au cours de la semaine.

Asselin est incarcéré depuis le début des procédures dans son dossier. La défense n’a pas déposé de requête de remise en liberté sous conditions.

« Je voudrais parler avant que ça commence », a affirmé Asselin lorsqu’il a fait son entrée menottes aux poings devant le tribunal. Il était prêt à lire des notes provenant d’une feuille blanche qu’il avait dans les mains.

Le juge Provost a fait une mise en garde à Asselin de garder le silence. Le juge lui a ordonné de s’asseoir et d’entendre la preuve avant de dire ce qu’il avait à dire.

Plusieurs admissions ont été faites au début de l’enquête préliminaire concernant les déclarations de certaines témoins.

Asselin est aussi accusé du meurtre de son père à Trois-Rivières.

Le corps de l’homme avait été découvert après les événements survenus à Sherbrooke.

Ce dossier de meurtre dont les accusations ont été portées à Trois-Rivières se déroule en parallèle.