Formation des policiers et campagne de prévention: un coup de barre est nécessaire

Nancy Roy est catégorique: le gouvernement doit améliorer la formation des policiers en matière de violence faite aux femmes et investir dans des programmes de prévention de la violence.
La directrice générale de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues réagit vivement à l'annonce du triple meurtre du Centre-de-la-Mauricie. Encore une fois, des femmes sont victimes du comportement violent d'un homme, une histoire qui se répète depuis quelques années.
«Il y a deux fois plus de cas de femmes tuées par violence depuis trois ou quatre ans. Mais on dirait qu'il n'y a pas d'impact de cette situation sur la formation des policiers. Les policiers sont très jeunes quand ils sortent de l'école de police, ils ont peu d'expérience de vie. Il faut améliorer leur formation pour qu'ils puissent mieux détecter les signes.»
Mme Roy souhaite la mise en place d'une vaste campagne de prévention afin d'enrayer un problème criant.
«On essaie d'alerter la population sur les signes de la violence amoureuse. Il y a une banalisation de la violence et de l'agressivité. Dans les écoles secondaires, on voit une banalisation de la violence amoureuse. Mais on n'intervient pas assez souvent dans les écoles secondaires sur la violence qui se termine souvent par un drame. Il faut investir dans nos jeunes pour arrêter cette banalisation fulgurante», déclare Mme Roy, qui croit que des efforts doivent être faits pour mieux informer les citoyens des ressources disponibles.
«Ce sont des drames qui pourraient être évités», raconte Mme Roy, en soulignant que les proches des victimes sont elles aussi des victimes qui devront vivre avec cette tragédie pour le reste de leur vie.