Claude Richard a été accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Fondation Cédrika: un bénévole accusé de pornographie juvénile

Henri Provencher, le grand-père de Cédrika Provencher, est sous le choc. Un bénévole qui oeuvrait au sein de la Fondation portant le nom de la fillette est accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile.
Claude Richard, un homme de 66 ans de Shawinigan, a été arrêté et a comparu mercredi au palais de justice de Shawinigan pour répondre à ces accusations. Les policiers de la Sûreté du Québec ont saisi du matériel informatique à son domicile afin de l'analyser en profondeur. 
Henri Provencher, l'initiateur et président de la Fondation Cédrika Provencher, avoue être secoué par cette nouvelle. Claude Richard y était bénévole depuis plusieurs années et avait même été engagé à titre de sous-traitant par la fondation entre mars 2015 et avril 2016.
Il était responsable de la recherche de financement pour le développement d'un projet particulier. Ce contrat a pris fin en avril 2016 et n'a pas été renouvelé. La Fondation confirme toutefois que l'homme demeurait depuis un bénévole occasionnel. 
«Nous ne sommes pas à l'abri de ça. Même les conjoints ne sont pas au courant souvent de ces situations», affirme Henri Provencher, le grand-père de la fillette assassinée dont les restes ont été retrouvés en décembre 2015. «C'est indépendant de notre volonté. On trouve ça plate, mais c'est comme ça. On fait confiance aux gens, mais on ne sait jamais qui se cache derrière.» 
Aucun facteur ou indice ne laissait présager que Claude Richard pouvait avoir des comportements déviants, assure Henri Provencher. «Aucun des membres de la Fondation n'a d'ailleurs jamais été avisé de quelque manquement que ce soit ni d'une quelconque enquête criminelle en cours concernant ce dernier pendant la période concernée», a ajouté le président de la Fondation par voie de communiqué. 
«Nous regrettons donc que le nom de la Fondation ait été associé à Claude Richard. Nous tenons à souligner que l'ensemble des faits tels que rapportés ne se sont pas déroulés dans le cadre de son mandat et ils sont ainsi indépendants de la Fondation.»
La Fondation Cédrika Provencher a vivement condamné «tout comportement pouvant se rapporter, de près ou de loin, à de la pornographie juvénile ou à toute autre forme d'exploitation ou de maltraitance des enfants».
«Notre mission est de s'assurer de la protection de nos enfants, par la prévention des enlèvements et des fugues, l'assistance aux familles et la sécurisation de nos milieux de vie. Chaque jour, nous nous attelons à cette tâche et continuerons de le faire sans relâche pour les prochaines années», a conclu Henri Provencher dans sa déclaration écrite.
Malgré la découverte en 2015 de restes de Cédrika Provencher, le mystère plane toujours sur cette affaire. Un homme considéré comme un suspect dans le meurtre de cette fillette a toutefois été arrêté l'été dernier pour pornographie juvénile.
Il s'agit de Jonathan Bettez, un homme de Trois-Rivières accusé d'avoir possédé, distribué et d'avoir eu accès à de la pornographie juvénile de novembre 2009 à septembre 2013. Même s'il est considéré comme un suspect, Bettez n'a jamais été accusé du meurtre de Cédrika Provencher.