Henri Provencher

Fondation Cédrika-Provencher: le public conserve sa confiance

Foi d'Henri Provencher, le public fait toujours confiance à la Fondation Cédrika-Provencher malgré le fait qu'un ancien bénévole ait été épinglé pour de la pornographie juvénile.
Le président de cette fondation a rencontré les médias, mardi matin, afin de mettre les choses au clair à propos de Claude Richard. Ce Shawiniganais a comparu le 15 février dernier pour être accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile pour des événements qui seraient survenus en 2016 et en 2017.
L'individu de 66 ans a été bénévole au sein de cette fondation durant plusieurs années et a même été engagé comme sous-traitant responsable de trouver du financement entre mars et décembre 2015.
Selon M. Provencher, le dossier de Claude Richard est totalement indépendant des actions de la fondation qu'il préside.
«Il n'avait pas affaire aux enfants. Personne d'entre nous n'a affaire à des enfants. S'il y a des contacts, c'est avec les parents. Le seul moment où il y a des enfants, c'est lors de certaines activités où les parents sont présents. Moi, quand je rencontre des classes de jeunes, c'est toujours en présence de l'enseignante et avec l'accord de la direction de l'école», mentionne Henri Provencher, glissant au passage qu'il n'y a pas eu de loup dans la bergerie puisqu'il n'y a pas de brebis.
Cette arrestation avait le potentiel d'avoir des répercussions sur une fondation mise sur pied pour innover dans la création et le développement de nouveaux outils en prévention d'enlèvement d'enfants et de fugues. Henri Provencher assure qu'il n'en est rien.
«Au contraire! Les gens qui nous ont contactés disent que ça ne change rien à leur confiance envers l'organisme. On a entre 15 et 20 bénévoles dans la région. Aucun bénévole n'a quitté après cette nouvelle, personne n'a démissionné. J'en ai même reçu deux nouveaux dans les dernières semaines et les choses sont claires. Les gens font la différence. Je ne pense pas que l'attitude d'un individu qui est imprévisible puisse changer quelque chose au niveau de la confiance dans la fondation», estime le grand-père de Cédrika Provencher.
L'événement de la semaine dernière amène la fondation à adopter une position encore plus prudente concernant ses efforts de recrutement. La fondation sera plus vigilante, mais ne se transformera pas en corps de police pour autant.
«Tout est basé sur la confiance, indique M. Provencher. On ne commencera pas à faire une enquête chaque fois qu'un bénévole arrive. Personne n'est à l'abri de ce genre de situation. Mais on dit aux enfants d'être prudents, d'être vigilants et c'est ce qu'on va faire.»
Selon le président de la fondation, cette dernière réunit des gens de coeur et soucieux de la protection des enfants.
D'autre part, Henri Provencher mentionne qu'aucun nouvel élément concernant l'enquête policière sur l'enlèvement et le meurtre de sa petite-fille n'a été transmis récemment par la Sûreté du Québec.