­La région n’est pas épargnée par les feux de forêt présentement.
­La région n’est pas épargnée par les feux de forêt présentement.

Feux de forêt: ça brûle dans la région

Trois-Rivières — La région n’est pas épargnée par les feux de forêt depuis le début de la saison chaude. Après l’important brasier qui a ravagé une quarantaine d’acres à Saint-Étienne-des-Grès il y a quelques semaines et celui qui est toujours actif du côté d’Aston-Jonction, deux autres incendies se sont déclarés dans le secteur de Saint-Boniface, mercredi après-midi.

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a en effet reçu une alerte à cet effet un peu après 14 h 30.

Une équipe de pompiers forestiers ainsi que leurs confrères de cinq services des incendies des environs, dont celui de Saint-Bonifiace et Saint-Étienne-des-Grès, ont été dépêchés sur place.

Au total, les deux foyers ont brûlé un peu plus de deux hectares de forêt. Les avions-citernes n'ont pas été mis à contribution. Aucune colonne de fumée n’était d’ailleurs visible de l’endroit où le périmètre de sécurité érigé commençait. Néanmoins, des sapeurs de la SOPFEU seront sur place à la première heure jeudi matin pour continuer le travail d'extinction.

Deux incendies se sont déclarés dans le secteur de Saint-Boniface, mercredi après-midi. Au total, les deux foyers ont brûlé un peu plus de deux hectares de forêt.

Aston-Jonction: encore plusieurs jours de travail pour les pompiers

Ça prendra au minimum trois à quatre jours afin d’éteindre complètement le feu de forêt qui a tenu en haleine des pompiers de la SOPFEU ainsi que leurs confrères des services des incendies des environs, mardi soir à Aston-Jonction au Centre-du-Québec.

Le brasier, qui a ravagé une portion de forêt située dans le secteur du 3e Rang et du rang des Ormes et dont la superficie est estimée à près de 40 hectares, n’était d’ailleurs pas entièrement contrôlé, mercredi après-midi.

«Il est contenu, mais on ne peut pas encore dire qu’il est maîtrisé. Les opérations vont bien. On a réussi à étendre des boyaux tout autour. On espère qu’il sera maîtrisé aux alentours de 10 h demain (jeudi) matin», explique Jérôme Crête, agent de protection à la SOPFEU.

Pour ce qui est de la cause, M. Crête peut d’ores et déjà confirmer qu’elle est d’origine humaine. Il est par contre encore trop tôt pour être en mesure de la cibler précisément. Une enquête est d’ailleurs présentement en cours.

Jérôme Crête, agent de protection à la SOPFEU.

«Je me suis rendu sur les lieux d’embrasement initial pour prendre des photos», poursuit M. Crête.

Depuis mardi soir, la SOPFEU est appuyée par les pompiers de Régie intermunicipale de sécurité incendie de la Bulstrode. En plus d’avoir pris part activement à l’opération d’extinction, ils s’assurent de les approvisionner en eau, une tâche primordiale car aucun point d’eau ne se retrouve en périphérie du feu. Il n’est donc pas possible d’y pomper directement l’eau, une technique qu’emploient les équipes de la SOPFEU lorsqu’ils interviennent à proximité d’un lac ou d’une rivière, par exemple.

«Présentement, nous transportons l’eau avec nos camions-citernes pour remplir les piscines dont ils se servent pour arroser», soutient Sylvain Beaumier, directeur de la régie des incendies qui dessert les municipalités d’Aston-Jonction, Saint-Valère, Sainte-Eulalie et Saint-Samuel.

Contrairement à ce qui s’est passé à Saint-Étienne-des-Grès il y a quelques semaines, les flammes n’ont pas endommagé de résidences ou de constructions. Les citoyens ayant été évacués par mesure préventive ont d’ailleurs pu réintégrer leur chez-eux en soirée mardi.

«Il y a quatre résidences qui ont été évacuées, dont une que l’on a dû protéger avec nos lances car elle était à proximité des flammes», poursuit M. Beaumier.

Selon les informations obtenues auprès de la SOPFEU, les avions-citernes pourraient être mis à contribution à nouveau si les conditions météorologiques, notamment de forts vents et le temps caniculaire prévu au cours des prochains jours, viennent compliquer les choses. Par la suite, le travail sur le terrain se poursuivra afin que tous les foyers soient éteints et ainsi, pour s’assurer que l’élément destructeur ne reprenne pas de vigueur une fois que les pompiers auront quitté les lieux.

Ayant également été impliqué dans les opérations relatives au feu à Saint-Étienne-des-Grès, Jérôme Crête considère que l’intervention avait été plus difficile à ce moment, en raison des problématiques reliées à la proximité de plusieurs bâtiments.

Un visiteur indésirable

Comme si combattre un incendie de forêt ne constituait pas une tâche assez difficile, les pompiers, plus précisément ceux qui opéraient les avions-citernes, ont dû composer avec la présence d’un visiteur indésirable mardi soir. Un individu a en effet eu la mauvaise idée de survoler l’incendie à bord de son appareil ultraléger. Sa présence a évidemment été signalée aux autorités. Il n’a cependant pas été possible de savoir si le pilote téméraire avait été retrouvé et s’il s’expose à des sanctions.