Félix Rousseau-Beaumier déclaré non criminellement responsable

TROIS-RIVIÈRES — Félix Rousseau-Beaumier, 35 ans, cet homme qui avait traîné avec sa voiture un policier en voulant s’échapper, a été déclaré non criminellement responsable de ses gestes, et ce, en lien avec toutes les accusations portées contre lui.

Une évaluation psychiatrique a en effet révélé qu’au moment où les événements étaient survenus le 21 août dernier, il souffrait de troubles mentaux. Il n’en garde d’ailleurs aucun souvenir.

Par le fait même, le prévenu, qui est représenté par Me Mélanie Bédard, a pu reprendre sa liberté mais devra respecter certaines conditions d’ici à ce qu’il soit rencontré par la Commission d’examen des troubles mentaux. Il lui est notamment interdit de conduire un véhicule.

Félix Rousseau-Beaumier avait été interpellé vers 2 h du matin dans la nuit de 20 au 21 août. Des patrouilleurs de Trois-Rivières avaient au départ aperçu un véhicule immobilisé dans la zone de travaux sur la rue Laviolette, près du pavillon des Humanités du Cégep de Trois-Rivières. Ils s’étaient approchés pour discuter avec les occupants. Félix Rousseau-Beaumier avait alors mis la voiture en marche pendant qu’il discutait avec un patrouilleur afin de quitter les lieux.

Le policier avait tenté de l’en empêcher mais en vain. Il avait plutôt été traîné par le véhicule sur une certaine distance. Heureusement, il n’avait pas été blessé. Une poursuite policière avait ensuite été entreprise. Or, le fuyard avait refusé d’immobiliser son véhicule. La poursuite avait finalement été abandonnée après que les policiers eurent relevé le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule du suspect.

Les policiers s’étaient plutôt rendus à son domicile et l’avait arrêté lorsqu’il était revenu chez lui. Félix Rousseau-Beaumier avait ensuite été accusé de fuite, de voies de fait armées sur un agent de la paix, de conduite dangereuse et d’entrave. Notons qu’une personne tenue non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux n’est ni acquittée ni déclarée coupable.

Elle relèvera désormais de la Commission d’examen des troubles mentaux qui décidera de son sort.