Une boîte jaune métallique a été découverte dans le stationnement de l'UQTR, entraînant un important périmètre de sécurité.

Fausse alerte au colis suspect à l’UQTR

TROIS-RIVIÈRES — La découverte d’un colis suspect sur lequel étaient écrits les mots «Convergence G7» a occasionné le déploiement d’un vaste périmètre de sécurité à l’Université du Québec à Trois-Rivières sur l’heure du dîner lundi. Une boîte jaune découverte dans le stationnement du pavillon Pierre-Boucher a causé tout un branle-bas de combat, alors que le colis s’est finalement avéré appartenir à un ouvrier qui effectuait des travaux du côté de Pierre-Boucher.

Il faut dire que dans les circonstances actuelles, la Sécurité publique a préféré ne prendre aucune chance. «Il y a un contexte particulier actuellement, non seulement avec les événements qui ont eu cours à l’UQTR entre la partie patronale et syndicale, mais aussi en ce qui concerne la tenue du G7. Dans ce cas-ci, il y avait une mention du G7 sur la boîte», explique le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Il s’agissait en fait d’un autocollant de propagande d’un groupe qui inscrivait «Convergence G7». «On ignore pourquoi cet autocollant s’est retrouvé sur cette boîte», indique le sergent Mongrain, précisant que l’autocollant avait des allures semblables à ceux retrouvés un peu partout à Trois-Rivières récemment et faisant la promotion d’un groupe d’études politiques qui devait se tenir au Cégep de Trois-Rivières.

Toutefois, la boîte appartenait à un entrepreneur qui effectuait des travaux au pavillon Pierre-Boucher. L’un des ouvriers avait l’habitude de placer cette boîte à cet endroit pour conserver un espace de stationnement, indique Luc Mongrain. La confusion est rapidement venue avec la vue de la mention «G7» sur l’autocollant.

Une partie du pavillon Pierre-Boucher a été évacuée, soit environ 75 personnes qui travaillent dans les locaux qui étaient situés en façade du stationnement où se déroulait la scène, explique le porte-parole de l’UQTR, Jean-François Hinse. «La plupart ont tout simplement quitté pour l’heure du dîner. Certains dont la voiture se trouvait à l’intérieur du périmètre de sécurité sont demeurés à l’université pour le midi», constate 

M. Hinse, qui indique que les activités n’ont pas été grandement perturbées, étant donné que le périmètre a été levé vers 13h30. 

Devant les nombreuses mesures de sécurité prises en lien avec l’organisation de cet important sommet politique qui doit s’ouvrir dans les prochains 

jours à La Malbaie, les policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières ont préféré ne prendre aucune chance.

«Évidemment que la venue du G7 et l’annonce de manifestations nous amènent à être attentifs sur tout ce qui peut se produire d’irrégulier. Si nous avions le moindre doute sur un événement en particulier, dans les minutes qui suivent nous devrions transférer le dossier à la Sûreté du Québec. Toutefois, ce qui s’est produit à l’UQTR est demeuré à notre niveau puisqu’on a rapidement eu la confirmation qu’il s’agissait d’une fausse alerte», mentionne Luc Mongrain.