Les policiers avaient procédé à cinq perquisitions dont quatre dans la MRC de Maskinongé. Ils avaient notamment frappé dans cette maison de la route Lebrun, à Maskinongé.

Faits divers en bref

Trois suspects demeurent incarcérés

Trois-Rivières — La liberté a été refusée à Éric Durand, cet individu de Maskinongé arrêté dans le cadre d’une opération menée par la Sûreté du Québec qui visait principalement le trafic de stupéfiants dans la MRC de Maskinongé.

Au terme d’une enquête sur caution, le tribunal a en effet refusé de le remettre en liberté pour la durée des procédures judiciaires intentées contre lui, et ce, tel que demandé par le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté.

Le prévenu restera donc détenu au même titre que deux autres présumés complices dans cette cause, soit Pierre Labonne et André-Paul Baribeau. On reproche notamment à Éric Durand d’avoir fourni la cocaïne et des méthamphétamines aux complices et présumés vendeurs de ce réseau.

Rappelons que dans le cadre de cette opération antidrogue effectuée en janvier dernier, l’escouade d’enquête et de coordination du crime organisé de la Sûreté du Québec Mauricie (EECCO) SQ s’était attaquée aux vendeurs de stupéfiants qui souhaitaient vraisemblablement prendre la relève des motards criminalisés. «Au printemps 2017, il y a eu plusieurs arrestations lors de l’opération Ouest. C’est une des suites de cette opération. Les enquêteurs s’attardent toujours à ceux qui veulent prendre la relève. C’est dans ce contexte qu’ils ont été arrêtés. Ces gens s’occupaient du secteur Maskinongé et ils débordaient même jusqu’à Trois-Rivières», avait expliqué la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Cinq perquisitions avaient alors été réalisées dans la MRC de Maskinongé et à Trois-Rivières. Les policiers y avaient saisi plus de 150 grammes de cocaïne, plus de 650 comprimés de méthamphétamine, plus de 118 grammes de haschich, 310 grammes de cannabis et 8 grammes de MDMA (ecstasy). La Sûreté du Québec avait également mis la main sur deux armes prohibées, deux pistolets à air comprimé, des munitions ainsi que 8245 $.

Six individus avaient été arrêtés, tous reliés au crime organisé. Outre Éric Durand, Pierre Labonne et André-Paul Baribeau, il y avait René Rivard, Éric Frappier et la conjointe d’Éric Durand, Marie-Noëlle Lessard, dont le rôle aurait été de permettre à Durand d’utiliser sa maison et son véhicule pour le trafic de stupéfiants. Ces trois derniers ont tous été libérés avec des conditions.

Parmi les accusations portées contre eux, on retrouve complot pour trafic, trafic de cocaïne, trafic de méthamphétamine, vente de cannabis (selon les dispositions de la nouvelle loi sur le cannabis), recyclage des produits de la criminalité et des infractions liées aux armes. Les actes reprochés s’étendent de septembre 2018 à janvier 2019.

Leur dossier a été reporté au 15 mars.

Des fraudeurs pris la main dans le sac

Deux fraudeurs de Montréal, âgés de 23 et 29 ans, se sont jetés dans la gueule du loup, mercredi, en tentant d’arnaquer un commerçant de Shawinigan, qui venait d’être averti de leur stratagème par un confrère de Saint-Tite. Ce dernier avait été victime de leur combine un peu plus tôt dans la journée. 

Les deux individus se sont d’abord rendus, dans l’après-midi de mercredi, dans un magasin de télécommunications de Saint-Tite. Ils ont réussi à obtenir un téléphone cellulaire. Le commerçant a toutefois rapidement réalisé qu’il s’agissait d’une fraude. Il a immédiatement contacté les policiers de la Sûreté du Québec ainsi qu’un commerce de la même bannière situé à Shawinigan.

Les deux malfaiteurs se sont en effet rendus à cet endroit. L’un d’eux a voulu ouvrir un compte et acheter des téléphones cellulaires tandis que l’autre l’attendait dans un véhicule. La carte d’identité présentée par le suspect était fausse. Les policiers de la Sûreté du Québec leur ont mis la main au collet vers 17 h.  Ils devraient comparaître à une date ultérieure au palais de justice de Shawinigan.