Patrick Gélinas

Évasion à Shawinigan: Gélinas condamné à deux mois consécutifs de prison

SHAWINIGAN — Patrick Gélinas a finalement été condamné à purger deux mois supplémentaires de prison à toute autre peine pour s’être évadé du palais de justice de Shawinigan le 29 novembre dernier.

Il devra donc passer un total de huit mois derrière les barreaux pour ses crimes, soit la production de cannabis, le bris de conditions et bien sûr, l’évasion d’une garde légale.

Lors de son retour devant le tribunal mercredi au stade de son enquête sur caution, l’individu a plutôt décidé de plaider coupable à l’accusation d’évasion d’une garde légale. Les discussions qui avaient eu lieu auparavant entre la procureure de la Couronne, Me Catherine Vincent, et l’avocat de la défense, Me Serge Milette, ont donné lieu à une suggestion commune de sentence qui a été entérinée par le tribunal.

Me Vincent ne cache pas que la peine aurait pu être plus élevée mais elle a tenu compte de plusieurs facteurs dans la suggestion à proposer. D’une part, Gélinas a plaidé coupable à la première occasion. Il s’est rendu lui-même aux policiers dimanche, non sans avoir communiqué avec son avocat samedi. Enfin, sa liberté illégale n’aura duré que trois jours. Me Milette a pour sa part invoqué le fait que son client avait carrément fait une crise de panique.

Rappelons que jeudi dernier, Gélinas a pris ses jambes à son cou lorsque le juge Jacques Lacoursière lui a imposé une peine de six mois de prison pour production de cannabis et bris de conditions. Le prévenu croyait à tort qu’il allait être condamné à passer 90 jours de prison les fins de semaine tel que demandé par son avocat mais cela ne fut pas le cas.

Alors que le juge terminait le prononcé de la sentence, il a quitté le palais de justice en courant avant même que les constables spéciaux n’aient pu le menotter. En dépit des efforts fournis pour l’arrêter, il a réussi à disparaître dans la nature.

Un mandat d’arrestation a ensuite été émis contre lui et la Sûreté du Québec a produit un avis de recherche auprès de la population. Dimanche vers 14 h, Patrick Gélinas s’est finalement rendu aux policiers en compagnie de son avocat.

Cet épisode a évidemment relancé une fois de plus le débat sur le manque de constables spéciaux dans les palais de justice. On déplore également l’absence de caméras de surveillance dans l’édifice de Shawinigan et de systèmes de sécurité liés au verrouillage automatique des portes.