Éric Willard prend le chemin de la prison.

Éric Willard prend le chemin de la prison

TROIS-RIVIÈRES — Arrêté dans le cadre de l’opération Projet Ouest en avril 2017, Éric Willard a finalement connu sa sentence vendredi, au palais de justice de Trois-Rivières. L’homme de Louiseville qui avait plaidé coupable en avril 2018 à des accusations de trafic de métamphétamines, prend le chemin de la prison où il devra purger une peine de 12 mois de détention.

L’accusé s’était en effet reconnu coupable d’avoir fait le trafic de stupéfiants, soit des métamphétamines, à son domicile de Louiseville en 2016 et jusqu’à la perquisition menée le 22 février 2017. À ce moment, pas moins de 1335 comprimés de métamphétamines avaient été retrouvés à son domicile, de même que certaines quantités de cannabis et de haschich.

Rappelons qu’Éric Willard avait été arrêté le 31 mai 2017, jour où l’Escouade régionale mixte de la Mauricie avait réalisé une frappe policière majeure en s’attaquant à des présumés membres d’un groupe de motards criminalisés, plus précisément les Deimos Crew, un club-école des Hells Angels de Trois-Rivières. Selon les forces de l’ordre, cette organisation avait le contrôle exclusif de la vente de cocaïne, de méthamphétamines et du cannabis à Trois-Rivières, Shawinigan, Louiseville, Maskinongé et Portneuf. Une trentaine d’individus avaient alors été arrêtés, mais tous n’avaient pas été mis en accusation.

L’avocat de Willard, Me Gabriel Auger, de même que le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, ont présenté une suggestion commune au juge Jacques Lacoursière. Me Auger a toutefois présenté une requête demandant à ce que son client puisse purger sa peine dans la région de Québec en raison de son état de santé. En effet, Éric Willard souffre de problèmes cardiaques majeurs et nécessite un suivi régulier assorti d’une prise de médicaments quotidienne. Me Auger a signifié au Tribunal que la prison de Québec était en mesure de permettre la détention de son client mais avec un suivi médical serré. Qui plus est, le cardiologue responsable du suivi médical de l’accusé pratique lui aussi dans la région de Québec. Le juge en a fait la recommandation lorsqu’il a entériné la suggestion commune des deux avocats.

À sa sortie de prison, Willard devra se soumettre à une probation de trois ans avec suivi pour l’exécution de 240 heures de travaux communautaires. Il lui est également interdit de posséder des armes et ce, à perpétuité.