Gyno Desrosiers

Enquête sur caution de Gyno Desrosiers: une décision jeudi

Trois-Rivières — Gyno Desrosiers devra patienter jusqu’à jeudi pour savoir s’il pourra ou non reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires intentées contre lui.

Au terme d’une enquête sur caution qui a eu lieu mardi, le juge Simon Ricard a décidé de prendre la cause en délibéré. Il devrait rendre sa décision jeudi. Notons par ailleurs qu’une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler les éléments de preuve présentés par les parties et le contenu des témoignages, tout particulièrement celui de Gyno Desrosiers.

Gyno Desrosiers a été arrêté mercredi dernier dans le cadre du projet Portillon de la Sûreté du Québec qui visait des dispensaires de cannabis au Québec. Parmi ceux-ci, il y avait le commerce de Gyno Desrosiers, Cannabis Québec, ayant pignon sur rue à Nicolet. Même si le suspect a affirmé dans des entrevues à la télévision qu’il vendait du cannabis à des fins thérapeutique, la SQ est plutôt d’un avis contraire, d’où son arrestation. On lui reproche de s’être livré à des activités illégales et ne pas avoir respecté le Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales.

C’est pourquoi le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, a porté contre lui des accusations de trafic de cannabis, possession pour fins de trafic de cannabis et autres articles servant au trafic. Lors de la perquisition à Nicolet, la SQ avait révélé avoir saisi plus de 4 livres de cannabis séché, 300 grammes de haschisch et du matériel de consommation .

Mardi, de nouvelles accusations ont été portées contre Gyno Desrosiers dont celles d’avoir conseillé la commission d’actes criminels, plus précisément la production de cannabis ou le trafic de cannabis, et ce, en vendant des franchises de son commerce. Du même coup, un chef de production de cannabis a été déposé contre lui pour avoir offert à des gens de produire du cannabis. Compte tenu de ses antécédents judiciaires en matière de stupéfiants, Me Beauchamp-Laliberté s’est objecté à la remise en liberté du prévenu en invoquant le risque de récidive et l’importance de faire appliquer la loi dans le contexte de légalisation du cannabis. À la défense, Me Mélanie Bédard a plaidé pour que son client soit libéré en insistant sur les garanties offertes par celui-ci et le fait qu’il ne représente pas danger pour la sécurité de la population.