L'enquête de la coroner Me Géhane Kamel sur la mort de Rosalie Gagnon, deux ans, se tiendra du 7 au 11 décembre à Québec.
L'enquête de la coroner Me Géhane Kamel sur la mort de Rosalie Gagnon, deux ans, se tiendra du 7 au 11 décembre à Québec.

Enquête publique en décembre prochain sur la mort de la petite Rosalie Gagnon

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
L'enquête publique du coroner sur la mort violente de la petite Rosalie Gagnon se tiendra du 7 au 11 décembre au palais de justice de Québec, plus de deux ans et demi après le meurtre de l'enfant.

C'est la coroner Me Géhane Kamel qui présidera l'enquête visant à faire la lumière sur les circonstances du décès de la bambine de deux ans et à formuler des recommandations.

Les dernières heures du drame se sont beaucoup éclaircies en mars lorsque la mère de Rosalie, Audrey Gagnon, a plaidé coupable au meurtre non prémédité de son enfant et a écopé de la prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 12 ans.

La jeune femme de 25 ans a aussi plaidé coupable à une occasion d'outrage à un cadavre. Elle avait caché le petit corps de Rosalie dans la poubelle d'une résidence de Charlesbourg.

Tel que relaté à la cour, Audrey Gagnon a raconté aux policiers que le 17 avril 2018, elle était en manque de cannabis. Rosalie, blessée au doigt, avait pleuré beaucoup. Pour une raison que la mère n'explique pas, elle a asséné une trentaine de coups de couteau à l'enfant. Selon le pathologiste, il est possible que l'enfant ait d'abord été étranglée. Lorsque les coups sont portés, la petite est inconsciente, mais toujours vivante. 

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Expulsée d'une maison d'hébergement

Plusieurs intervenants espèrent que l'enquête de la coroner permettra d'établir les responsabilités de la DPJ, qui suivait l'enfant, et de la maison d'hébergement Marie-Rollet, qui avait expulsé Audrey Gagnon dans les jours précédant le drame en raison de son comportement.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui a aussi mené son enquête, a déjà conclu que «l’incompréhension des rôles et mandats respectifs de la DPJ et de la maison d’hébergement [Marie-Rollet] a occasionné des problèmes de transmission d’informations essentielles à la protection» de la petite Rosalie.

Audrey Gagnon souffrait de troubles psychiatriques et avait déjà fait des psychoses toxiques. Au moment du meurtre, elle suivait un programme de sevrage avec de la méthadone.

La coroner Kamel est aussi celle chargée de l'enquête sur la fillette de sept ans de Granby, morte après des sévices allégués de son père et de sa belle-mère.