Amosi Niyonkuru subira un procès devant juge et jury pour des accusations en lien avec un accident ayant causé la mort d’un homme de 63 ans.

Enquête préliminaire le 12 juillet pour Amosi Niyonkuru

Trois-Rivières — Accusé d’avoir causé la mort de Jeannot Beaupré dans un accident survenu le 19 juillet dernier à Trois-Rivières, Amosi Niyonkuru subira un procès devant juge et jury. Le jeune homme de 21 ans, qui était de retour au palais de justice de Trois-Rivières vendredi, n’a pas contesté son renvoi à procès, mais subira tout de même une enquête préliminaire le 12 juillet prochain.

Son avocat, Me Matthieu Poliquin, a en effet déposé devant la juge Dominique Slater un formulaire de demande d’enquête préliminaire, au cours de laquelle la défense souhaite faire entendre six témoins de l’affaire.

On se souviendra que le 19 juillet dernier, Amosi Niyonkuru aurait tenté de fuir un policier de la Direction de la police de Trois-Rivières qui tentait de l’interpeller pour une question de plaque d’immatriculation impayée. Le jeune homme aurait alors pris la fuite à haute vitesse avec son véhicule. Au bas de la côte Plouffe, à Trois-Rivières, son véhicule a percuté celui de Jeannot Beaupré, 63 ans. La victime a succombé à ses blessures.

Amosi Niyonkuru fait maintenant face à des accusations de conduite dangereuse causant la mort ainsi que de fuite d’un agent de la paix causant la mort. Cette dernière accusation, objectivement la plus grave, pourrait lui valoir une peine de prison à perpétuité.

La défense souhaite donc tenir une enquête préliminaire, au cours de laquelle on devrait notamment entendre le policier ayant tenté l’interception, ainsi que l’enquêteur du Bureau des enquêtes indépendantes, qui a repris l’enquête étant donné qu’un policier de Trois-Rivières était impliqué dans ce délit de fuite mortel.

Les procédures, rappelons-le, doivent se dérouler en présence d’un interprète, étant donné que l’accusé s’exprime couramment en swahili, un dialecte surtout parlé en Afrique de l’Est.

Par ailleurs, Niyonkuru a demandé à ce qu’une de ses conditions de remise en liberté, l’imposition d’un couvre-feu, soit levée, ce à quoi le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, ne s’est pas objecté, étant donné que l’accusé ne contestait pas sa citation à procès et qu’il faisait ainsi avancer le processus judiciaire. Cependant, la levée de cette condition à Trois-Rivières demeure symbolique, puisque le prévenu est sous le coup d’une ordonnance semblable au palais de justice de Drummondville, lui qui avait enfreint ses conditions de remise en liberté dans le cadre de la présente affaire, justement en ne respectant pas son couvre-feu.

S’il souhaite la levée complète de cette condition, il devra présenter la même demande, cette fois-ci du côté de Drummondville, afin de pouvoir en bénéficier.

Entre-temps, Me Beauchamp-Laliberté a rappelé qu’il était toujours tenu de résider avec son père au domicile familial de Drummondville et qu’il devait aviser la Cour de tout changement d’adresse. Son père, qui agit à titre de caution dans son dossier avec un engagement de 5000 $ sans dépôt, n’était pas présent au palais de justice de Trois-Rivières, vendredi, mais a témoigné par téléphone pour assurer le Tribunal qu’il était en accord avec la modification de la condition du couvre-feu.