On voit sur cette photo François Asselin lors de son arrivée au palais de justice de Trois-Rivières en mai 2018.

Enquête préliminaire de François Asselin: les audiences se déroulent rondement

TROIS-RIVIÈRES — Le moins que l’on puisse dire est que l’enquête préliminaire de François Asselin pour le meurtre non prémédité de son père Gilles Chiasson se déroule rondement.

Alors que sept témoins avaient défilé devant le juge David Bouchard lundi pour la première journée d’audience, six autres personnes ont été invitées à témoigner dans la seule matinée de mardi. Parmi eux, on retrouve un policier de la Sûreté du Québec qui a notamment participé à la rédaction d’autorisations judiciaires. Il a été suivi par une connaissance de la victime et du suspect, l’ancienne conjointe du suspect et mère de ses enfants, un éboueur qui faisait la collecte de déchets le 11 mai 2018, un débardeur et un agent de sécurité qui étaient tous les deux présents au port de Trois-Rivières le 8 mai.

Rappelons cependant qu’une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler le contenu de la preuve divulguée et des témoignages entendus.

L’enquête préliminaire devra se poursuivre, mercredi, avec le témoignage d’une biologiste judiciaire. La semaine prochaine, un policier responsable des scènes de crime devrait être appelé à la barre à son tour.

Au départ, cinq jours complets avaient été prévus pour la tenue de cette enquête préliminaire et une vingtaine de témoins devaient être entendus. Les discussions entre Me Caroline Monette à la défense et les procureurs de la Couronne Me Benoît Larouche et Me Catherine Lemay auront permis de réduire le nombre de témoins à une quinzaine.

Par la suite, le juge devrait être en mesure de citer François Asselin à subir son procès sur les chefs tel que portés puisque le renvoi à procès n’est pas contesté par l’avocate du prévenu.

Rappelons que le Trifluvien est accusé du meurtre non prémédité de son père Gilles Giasson, 67 ans, et d’outrage à son cadavre. Il l’aurait assassiné le 8 mai 2018 dans leur logement de la rue Sainte-Cécile à Trois-Rivières pour ensuite disposer de ses restes entre le 8 et le 11 mai. L’enquête avait conduit les policiers à entreprendre des recherches au site d’enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès où des restes humains avaient été retrouvés.

Il a par ailleurs déjà été cité à procès pour le meurtre au second degré de son collègue de travail François Lefebvre, 59 ans de Trois-Rivières et outrage à son cadavre. Le corps de celui-ci avait été retrouvé dans le stationnement de l’entreprise Ovation du parc industriel de Sherbrooke, le 17 mai 2018.