Enlèvement parental: la mère est remise en liberté sous conditions

Mélanie Gougeon, cette mère accusée d'avoir enlevé son enfant à Shawinigan avec l'aide d'un ancien copain, a pu reprendre sa liberté lundi mais avec des conditions à respecter.
À la suite de discussions avec l'avocat de la défense Me Alain Blanchard, le ministère public a en effet consenti à ce que la prévenue soit remise en liberté durant les procédures judiciaires.
Pour ce faire, Mélanie Gougeon, 35 ans, de Drummondville, a cependant dû s'engager financièrement pour la somme de 1000 $ sans dépôt. Elle devra également entreprendre et compléter une thérapie à la Maison Carignan et y demeurer 24 heures sur 24 sauf avec permission spéciale; en cas de sortie, elle devra être accompagnée. 
Il lui sera par ailleurs interdit de communiquer avec son enfant et le père de celui-ci. Elle ne pourra pas non plus approcher leur résidence et son lieu de travail à moins de 100 mètres. Elle a également un interdit de contact avec son présumé complice, Yohan Thibault-Crichlow.
Enfin, elle n'a pas le droit d'aller dans les bars, de consommer de la drogue et de l'alcool et d'avoir des armes en sa possession. Elle devra revenir en cour le 26 juillet pour la suite des procédures judiciaires. 
Quant à Yohan Thibault-Crichlow, son enquête sur caution a été fixée au 31 mai. 
Le 19 mai, peu avant 5 h le matin, Mélanie Gougeon se serait rendue sans préavis chez son ex-conjoint à Shawinigan pour y enlever sa fillette de sept ans. Comme c'est ce dernier qui a la garde exclusive de leur enfant, il avait refusé qu'elle entre dans son domicile.
La suspecte était revenue quelques secondes plus tard avec un ancien copain, Yohan Thibault-Crichlow afin de s'introduire de force dans le logement. Thibault-Crichlow aurait alors menacé le père avec un couteau pendant que Mélanie Gougeon en aurait profité pour enlever la fillette. Ils auraient ensuite pris la fuite en voiture. 
Heureusement, ils avaient été rapidement retracés et arrêtés par les policiers de la Sûreté du Québec. La fillette avait donc été retournée chez son père. 
Les deux suspects font face à des chefs d'enlèvement d'une fillette de 7 ans, d'introduction par effraction dans le but d'y commettre des méfaits, de menace de mort, de voie de fait avec une arme et de possession d'une arme dans un dessein dangereux.
Thibault-Crichlow doit aussi répondre à des bris de probation puisqu'il ne devait pas troubler l'ordre public, communiquer avec Mélanie Gougeon et avoir des armes en sa possession.