Karine Gagné de Bécancour est détenue aux Bahamas.

Emprisonnée aux Bahamas: des procédures légales complexes, selon un avocat

En étant emprisonnée aux Bahamas, un pays du Commonwealth, la jeune Karine Gagné fera face à un système judiciaire britannique, donc semblable au nôtre. Toutefois, la nature des faits qui lui sont reprochés pourraient faire en sorte que l'événement fasse également l'objet d'une enquête du FBI aux États-Unis.
C'est du moins ce qu'explique l'avocat spécialisé en droit international, Denis Langlais, qui souligne que depuis 2010, les États-Unis ont adopté une loi, le «Cruise vessel security and safety act», afin d'encadrer les crimes commis à bord des bateaux de croisière et qui pourraient toucher des ressortissants américains. 
«La loi prévoit que si un ressortissant américain est victime d'un crime à bord d'un bateau, le FBI pourrait faire enquête. Ainsi, la justice américaine pourrait être en mesure de porter des accusations en vertu du droit américain, et ce, même si le bateau se trouvait dans les eaux internationales ou territoriales lorsque le présumé crime a été commis», constate Me Denis Langlais.
Toutefois, ce dernier n'a pas voulu s'avancer sur ce cas précis, évidemment, n'ayant pas été saisi du dossier. Impossible pour le moment de savoir si, en effet, le FBI a été ou sera saisi du dossier et, évidemment, quelles pourraient être les conclusions de leur possible enquête.
Par contre, aux Bahamas, le système de justice prévoit certains droits pour les accusés qui sont semblables aux nôtres, fait remarquer Me Langlais. «La personne doit comparaître dans un délai de 48 heures suivant son arrestation. De plus, aux Bahamas comme au Canada, c'est la présomption d'innocence qui prévaut», indique-t-il.
Ce dernier n'était toutefois pas en mesure de s'avancer sur la peine maximale qui pourrait être imposée à la jeune femme si elle devait être reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés. Au Québec, une agression sexuelle commise sur un mineur de moins de seize ans sur acte criminel peut être passible d'une peine d'emprisonnement minimale d'un an et maximale de dix ans. Toutefois, contrairement aux fondements du système de justice qui est semblable, les peines prévues pour ces infractions peuvent varier d'un pays à l'autre.