Une partie de la toiture de l’usine Dinex s’est effondrée.

Effondrements de toits: la série noire se poursuit

TROIS-RIVIÈRES — La série noire se poursuit. D’autres toits se sont effondrés dans la région sous le poids de la neige, alors que le Club de curling de Trois-Rivières est fermé jusqu’à nouvel ordre.

Le Groupe Bermex n’échappe pas à la vague d’effondrement de toitures dans la région. Le toit de son usine Dinec de Trois-Rivières a subi pareil sort dimanche, forçant le manufacturier de meubles à y suspendre ses activités et à réorganiser sa production au sein de ses autres usines en Mauricie.

L’affaissement s’est produit dans la partie réservée à l’entreposage. Même si la cause exacte n’est pas encore connue, il est logique de penser que le poids de la neige est à l’origine de l’effondrement.

Heureusement, l’incident s’est produit durant un jour de congé à cette usine d’assemblage et de finition de mobiliers de salle à manger qui réunit 104 travailleurs. Les lieux ont été sécurisés afin d’empêcher quiconque d’entrer dans la bâtisse, indique Nancy Villemure, vice-présidente du marketing de Groupe Bermex.

«Les pompiers ont coupé l’eau et l’électricité. Il y a eu une petite fuite de gaz qui a été contrôlée. On n’a pas de rendez-vous confirmé avec les assureurs et les ingénieurs. De là la raison qu’on ne peut pas réintégrer la bâtisse.»

Des membres de la direction et des chefs d’équipe de Dinec étaient sur place lundi matin afin d’informer les employés qu’ils étaient en congé forcé. La majorité des travailleurs seront de retour au travail mercredi dans l’une ou l’autre des usines de la compagnie à Louiseville et à Maskinongé.

«Ce matin (lundi), il y avait une production prévue à l’usine Dinec, rappelle Mme Villemure. Il faut voir comment on va répartir la production prévue chez Dinec au sein des autres usines jusqu’à ce que l’on sache l’ampleur des dégâts. L’usine de Dinec, c’est un grand bâtiment. On espère que ce n’est pas toute l’enceinte qui aura des répercussions.»

Les usines de Groupe Bermex fonctionnent sur un quart de travail, de jour. Il est trop tôt pour savoir si l’entreprise va ajouter un quart de travail de soir temporaire.

La bâtisse de l’usine Dinec a été construite en 2003.

Fermeture du Club de curling de Trois-Rivières

Toujours du côté de Trois-Rivières, le Club de curling de Trois-Rivières a suspendu ses activités lundi à la suite de la découverte d’un bris dans la structure du bâtiment de la rue Sainte-Ursule. Une poutre en bois de la charpente s’est fendue.

Un déneigement d’urgence a dû être fait lundi au Club de curling de Trois-Rivières, après la découverte d’une fissure sur une poutre.

L’immeuble a aussitôt été évacué par mesure préventive et la toiture a fait l’objet d’analyse d’un ingénieur. En après-midi, une entreprise est allée déneiger le toit du Club de curling qui a une superficie de 55 par 20 m. Les travailleurs étaient alors attachés par des harnais de sécurité à des nacelles déployées en hauteur. L’accès a la ruelle située entre les rues Sainte-Angèle et Sainte-Ursule était impossible durant les opérations de déneigement.

Le propriétaire du Club de curling de Trois-Rivières, Marc Gélinas, affirme que l’ingénieur doit procéder à des analyses plus poussées avant de déterminer si des travaux d’urgence sont nécessaires avant de rouvrir le bâtiment au public.

«On ne peut pas prendre de chance. C’est un bâtiment public qui accueille chaque jour près de 150 joueurs. C’est sûr qu’ils sont déçus de la situation, mais comme entreprise, nous avons des responsabilités à prendre», affirme Marc Gélinas.

«Au moins, le déneigement du toit aura enlevé beaucoup de poids sur la structure du bâtiment. [...] Dès que nous aurons le OK, nous allons rouvrir le club.»

Marc Gélinas soutient que la charpente du toit en dôme du club de curling est très solide et qu’elle peut supporter d’importantes quantités de neige. Toutefois, il précise que les murs peuvent être très sollicités et qu’ils peuvent céder lorsque le poids de la neige est trop important sur le toit d’un immeuble.

Le toit d’une porcherie s’effondre

Une partie de la porcherie Paky d’Hérouxville s’est effondrée lundi. Il s’agit de la portion centrale d’un bâtiment de cette ferme du chemin de la Grande-Ligne.

Il a toutefois été impossible de savoir si des porcs étaient à l’intérieur de la porcherie lorsque le toit s’est effondré. Les propriétaires de la ferme ne voulaient pas donner d’informations concernant cet événement.

À Saint-Alexis-des-Monts, le toit d’une pisciculture s’est également effondré sous le poids de la neige. Heureusement, aucun employé n’a subi de blessures. Certains d’entre eux ont vécu toute une frousse. Après avoir entendu un bruit de craquement, ceux-ci ont quitté le bâtiment rapidement, juste avant qu’il s’effondre.

Dans le secteur de Pointe-du-Lac, la partie d’un toit d’une cartonnerie s’est aussi effondrée sur le poids de la neige. De plus, un bâtiment d’une ferme de Saint-Paulin s’est effondré sous le poids de la neige. Aucun animal n’aurait été blessé par cet effondrement.

Rappelons que plusieurs toits de la région se sont effondrés depuis deux semaines. Le week-end dernier, le toit d’un entrepôt de Nicolet de la quincaillerie Rona ainsi qu’une partie de la toiture de Brouillette portes et fenêtres à Trois-Rivières se sont effondrés.

Une partie de la porcherie de la ferme Paky à Hérouxville s’est effondrée.

Depuis le début de la série noire, d’autres toits se sont affaissés, dont un ancien garage municipal de Grand-Mère, une bâtisse de l’entreprise Kenny U-Pull de Trois-Rivières, une ferme porcine de Bécancour, le garage municipal de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, l’abri à gravier de Saint-Élie-de-Caxton et une partie de la toiture d’un entrepôt du service des travaux publics de la Ville de Nicolet.