C'est cet appareil, un modèle Lake L250 de type Renegade, que le quatuor était parti chercher à Airdrie en Alberta.

Écrasement à Pickle Lake: une méconnaissance de l'anglais en cause?

La méconnaissance de l'anglais des deux pilotes de l'avion qui s'est écrasé à Pickle Lake, en octobre 2012, a-t-il pu jouer un rôle dans l'accident? Tant Bernard Mailloux que Michel Nadeau ont communiqué à plusieurs reprises avec la station d'information de vol de Thunder Bay lors de ce voyage fatidique. Les deux hommes et le spécialiste au sol ont eu beaucoup de difficulté à se comprendre.
«Il y a eu des problèmes de communication avec l'unité de contrôle de Thunder Bay. Ça n'a pas joué un rôle majeur, mais c'est un des facteurs qui a contribué, on croit, à élever la charge de travail à l'intérieur du poste de pilotage», explique Yanick Sarazin, gestionnaire des normes et performances de la direction des enquêtes aéronautiques au BST.
Dans son rapport, le BST précise que tous les établissements de services à l'aviation NAV Canada au Québec doivent avoir des employés francophones capables de communiquer avec les pilotes unilingues francophones alors qu'à l'extérieur du Québec, cette exigence ne s'applique qu'à Ottawa, en Ontario, et à Charlo, au Nouveau-Brunswick.Pour ce qui est des pilotes, selon le Règlement de l'aviation canadienne, ils doivent démontrer leur aptitude à parler et à comprendre le français ou l'anglais, ou les deux, conformément aux normes de délivrance des licences.
«Leurs compétences en français avaient été jugées excellentes, mais leurs compétences en anglais n'avaient pas été évaluées, la réglementation en vigueur ne l'exigeant pas. Dans cet événement, les difficultés de communication radio ont été attribuées, au moins en partie, à un manque de maîtrise de l'anglais», peut-on lire dans le rapport.
Le BST conclut que les «pilotes qui se qualifient uniquement en français pourraient avoir de la difficulté à communiquer avec d'autres aéronefs et le personnel du contrôle de la circulation aérienne, et à recevoir de l'information sur le trafic essentielle lorsqu'ils volent à l'extérieur du Québec».