Denis Cloutier a pris le chemin de la prison vendredi.

Douze mois de prison pour Denis Cloutier

Trois-Rivières — Denis Cloutier, cet individu de 43 ans ayant reconnu sa culpabilité quant à des agressions sexuelles commises sur une jeune fille de 16 ans, a pris le chemin de la prison vendredi matin. Le juge Jacques Trudel a en effet condamné l’homme à 12 mois de détention pour les gestes commis entre 2010 et 2013.

On se souviendra que Cloutier est cet homme qui a profité de la naïveté d’une jeune femme et des croyances ésotériques transmises par sa mère pour forcer la victime à le masturber à de nombreuses occasions. Lors du témoignage de la plaignante durant le procès, celle-ci avait mentionné que Cloutier avait prétendu avoir emprisonné une démone dans une dague et pour la libérer, elle devait le masturber. Des attouchements ont également été commis sur la jeune victime, notamment au niveau de la vulve et des seins. Les agressions ont perduré durant trois ans, à raison de trois à quatre fois par semaine.

Lors des plaidoiries sur sentence la semaine dernière, la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, et l’avocate de la défense, Me Pénélope Provencher, avaient fait une suggestion commune d’une peine d’emprisonnement de douze mois, suivie d’une probation pour une période de trois ans.

Lors du prononcé de la sentence vendredi, le juge Trudel n’a pas caché qu’il a été surpris de cette suggestion commune, lui qui a qualifié cette peine de plutôt clémente, compte tenu de la nature des accusations et des conséquences sur la vie de la victime. Il a notamment rappelé que la victime avait témoigné encore souffrir de ces gestes posés, de vivre fréquemment des crises de panique et de la peur, en plus d’avoir encore aujourd’hui des difficultés dans ses rapports sociaux et intimes.

Toutefois, le juge Jacques Trudel a aussi rappelé que l’agent de probation avait, à l’intérieur d’un rapport, indiqué que le risque de récidive de l’individu était faible et qu’il avait entrepris une démarche sérieuse de suivi en psychologie, une thérapie qu’il pourra d’ailleurs poursuivre en prison.

Comme le juge l’a rappelé, le Tribunal a l’habitude de se ranger derrière une suggestion commune des deux parties si cette suggestion n’apparaît pas au juge de déconsidérer l’administration de la justice. Et même s’il a estimé cette peine peu sévère, le juge Trudel a reconnu qu’elle ne déconsidérait pas l’administration de la justice.

Denis Cloutier a donc pris le chemin de la prison, où il purgera une peine de douze mois. L’individu devra également se soumettre à une probation de trois ans durant laquelle il lui sera formellement interdit d’entrer en contact avec la victime. Il devra également poursuivre et compléter son suivi thérapeutique avec une psychologue. Denis Cloutier sera inscrit au registre des délinquants sexuels pour les vingt prochaines années, en plus de devoir fournir un échantillon d’ADN.