Vicky Légaré devra purger 12 mois de prison ferme et faire des travaux compensatoires pour fraude envers son ex-employeur.

Douze mois de prison pour avoir fraudé son ex-employeur

Vicky Légaré, 32 ans, a été condamnée à purger une peine de 12 mois de prison, à effectuer 180 heures de travaux communautaires et à respecter une probation de deux ans pour avoir fraudé son ex-employeur.
Les faits qui sont reprochés sont survenus à la station-service Esso de Manseau entre 2012 et 2014. À l'époque, elle travaillait à cet endroit comme commis-comptable. Son rôle consistait notamment à faire les dépôts d'argent à l'institution financière. Or, elle s'est approprié une partie de cet argent pour plusieurs milliers de dollars. 
Durant le procès, alors qu'elle était représentée par Me Matthieu Poliquin, elle avait réfuté la prétention du procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté, à l'effet qu'elle était l'auteure du détournement de fonds.
Questionnée par son patron sur un manque d'argent, elle lui aurait alors versé un certain montant puisé à même les activités illicites de son conjoint, soit une production de cannabis parce qu'elle craignait de recevoir la visite des policiers et que ces derniers découvrent les équipements servant à la culture dans le sous-sol de la maison.
Elle avait aussi affirmé que l'argent provenant des ventes des pompistes était accessible aux autres employés et que ces derniers pouvaient eux aussi s'être servis.
Or, le juge Rémy Bouchard ne l'avait pas crue et l'avait déclarée coupable au terme d'un procès. Selon lui, elle avait profité de son travail pour prendre de fortes sommes d'argent. Il avait retenu la version du propriétaire de l'entreprise qui soutenait que Vicky Légaré lui avait avoué ses crimes.
D'après son témoignage, Légaré lui avait dit avoir agi de la sorte par envie puisqu'elle n'avait rien dans la vie. Toujours selon le propriétaire, Légaré lui avait dit qu'elle allait le rembourser.
Le juge estime que le manque à gagner de l'entreprise s'élève à près de 204 000 $, mais comme il ne peut conclure que cette somme est totalement attribuable à Vicky Légaré, il conclut que le montant de la fraude dépasse largement les quelque 30 000 $ remboursés.
Elle devra donc purger 12 mois de prison ferme et faire des travaux compensatoires pour son crime.