Distanciation sociale: la police de Trois-Rivières peut maintenant donner des constats d’infraction

Trois-Rivières — Tous les corps de police du Québec, dont celui de Trois-Rivières, ont maintenant le pouvoir d’émettre sur-le-champ des constats d’infraction et non plus seulement des rapports d’infraction générale pour le non-respect des consignes de la santé publique liées à la distanciation sociale.

Les amendes sont de 1000 $ à 6000 $ pour tout regroupement illégal, sans compter les frais.

Les policiers municipaux auront donc la tâche plus facile pour faire appliquer la Loi sur la santé publique interdisant tout rassemblement. Le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la Direction de la police de Trois-Rivières, convient que c’est une mesure qui sera plus dissuasive pour les citoyens. «Nous devions auparavant identifier les personnes et soumettre le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales qui devait déterminer si une amende allait être imposée. Les gens pouvaient avoir l’espoir de s’en sortir mais maintenant, nous espérons qu’ils prendront ça au sérieux et qu’ils respecteront les mesures», a-t-il indiqué.

Ce pouvoir avait déjà été délégué vendredi dernier à la Sûreté du Québec (SQ) et au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Depuis, une décision semblable était attendue pour les autres corps de police de la province.

À ce jour, la police de Trois-Rivières a émis ses seuls rapports d’infraction générale lors d’un rassemblement qui s’est tenu la semaine passée dans une résidence du secteur Cap-de-la-Madeleine. Sur place, les policiers avaient constaté la présence de huit personnes qui n’habitaient pas à la même adresse. Les policiers avaient d’abord servi un avertissement mais celui-ci n’avait pas été respecté. Lorsque les patrouilleurs y étaient retournés plus tard, ils avaient émis les huit rapports d’infraction qui ont été soumis au DPCP.

Par ailleurs, il importe de rappeler aux citoyens de faire preuve de jugement et de gros bon sens. Les corps de police de Trois-Rivières et de la Sûreté du Québec sont tous inondés d’appels de citoyens qui rapportent de fausses informations, des canulars, des situations farfelues et beaucoup d’exagérations.

La SQ a même pris soin de faire un rappel à l’ordre via sa page Facebook pour désengorger ses centrales d’appels. Bien qu’il demeure primordial de dénoncer les rassemblements intérieurs et extérieurs, les policiers invitent les gens à ne pas tomber dans la paranoïa et la délation extrême. On y donne une série d’exemples sur les dénonciations non appropriées mais aussi des exemples de mauvais comportements qui doivent être dénoncés.