François Venne s'inquiète pour sa conjointe Mélissa Blais.

Disparition de Mélissa Blais: le mystère persiste

Trois-Rivières — Les proches de Mélissa Blais sont toujours sans nouvelle de la femme de 34 ans, disparue mystérieusement avec sa voiture jeudi dernier au milieu de la nuit à Louiseville.
Mélissa Blais
La Toyota Corolla de Mélissa Blais n’a toujours pas été retrouvée.

Mardi, la Sûreté du Québec a dépêché son équipe d’enquête des crimes majeurs sur les lieux afin de se joindre aux enquêteurs de la MRC de Maskinongé, qui tentent depuis jeudi de localiser la mère de deux enfants de neuf et cinq ans. Mercredi, un poste de commandement sera aussi aménagé sur l’avenue Saint-Laurent à Louiseville.

«Le but est de recueillir des informations du public et faire avancer l’enquête sur la disparition de Mélissa Blais. Nous allons rencontrer la population dès 16 h et jusqu’en soirée», indique la sergente Éloïse Cossette.

«Les patrouilleurs de tous les corps de police sont au courant de la disparition. On ne peut écarter aucune hypothèse par rapport à ce qui a pu se produire.»

Plusieurs arrêts

La femme de 34 ans est disparue à 2 h 15 dans la nuit de mercredi à jeudi la semaine dernière après avoir fait un arrêt au bar Les 2 dés, situé sur l’avenue Saint-Laurent à Louiseville. Plus tôt dans la soirée, elle était allée au bar La Terrasse, où elle a disputé une partie de poker en compagnie d’amis. 

Elle y a remporté une centaine de dollars avant de quitter à 23 h 45 pour se diriger vers le bar La Brassette L’ami, puis aux 2 dés. Les trois commerces sont situés à quelques centaines de mètres de distance.

«Elle m’avait envoyé un dernier message à 11 h 45 pour me dire qu’elle avait gagné 100 $ et qu’elle allait aller se calmer en prenant une bière», raconte le conjoint de Mme Blais, François Venne. Ce dernier ne croit pas que la disparition soit reliée avec ses gains au poker.

«Elle a bu plus que d’habitude. Il ne devait pas en rester beaucoup de son 100 $. À 2 h 15, elle est partie à pied. Elle ne conduisait jamais en état d’ébriété, mais je suis certain que son idée première, c’était de revenir à la maison. Un dernier signal de son cellulaire a été capté sur la rue St-Marc, sauf qu’elle ne s’était pas stationnée à cet endroit selon ce qu’elle avait dit aux gens.»

La voiture de Mme Blais, une Toyota Corolla 2011 de couleur noire immatriculée Y70 FAD, n’a pas été retrouvée. Au lendemain de la disparition, l’hélicoptère de la Sûreté du Québec a survolé la région afin de tenter de localiser la voiture. M. Venne a fait de même à l’intérieur d’un hélicoptère propriété d’un ami. Il a aussi arpenté à pied l’avenue Royale, chemin le plus plausible qu’aurait emprunté sa conjointe afin de se rendre à leur domicile de Yamachiche, sans succès.

Contre son gré

Mercredi dernier, le couple avait eu une prise de bec sur l’heure du souper. Rien de dramatique, affirme M. Venne. C’est à la suite de cette chicane que Mme Blais a quitté le domicile pour se rendre à Louiseville. 

«C’était une grosse fumeuse, elle fumait un paquet par jour. Mais depuis trois mois, elle avait arrêté. C’était difficile, mais c’était une réussite pour elle. Sauf que depuis ce temps, toute problématique se transformait en montagne. Mais on ne s’est pas lancé des assiettes non plus», explique celui qui a rencontré les policiers jeudi dernier.

«On venait de s’acheter une maison ensemble et on était encore dans les rénovations. Elle n’aurait jamais disparu comme ça sans donner de nouvelles pendant cinq ou six jours. Ce qui s’est passé, c’était contre son gré.»

Au bar Chez Nina de Berthierville, le sujet de la disparition de la serveuse est sur toutes les lèvres. «Elle s’était blessée récemment et travaillait un peu moins, mais elle travaillait tout de même. Il n’y a rien dans son comportement qui nous laissait présager ce qui s’est passé. Nous sommes vraiment estomaqués, ça ne parle que de ça depuis que c’est arrivé», raconte une collègue de travail, Sonia Labelle.

Sur les réseaux sociaux, l’appel à l’aide du conjoint de Mélissa Blais a été entendu par les utilisateurs de Facebook. L’avis de recherche a été partagé par plus de 7500 personnes un peu partout au Canada.