Les recherches reprennent pour retrouver Mélissa Blais

Disparition de Mélissa Blais: «elle est tout le temps dans mes pensées»

LOUSEVILLE — Alors que la Sûreté du Québec a mené des recherches, jeudi, afin de retrouver Mélissa Blais, ses proches ne baissent pas les bras et ont toujours espoir que ce cauchemar se termine enfin. D’ailleurs, dès samedi, la photo de la jeune femme va circuler un peu partout sur les routes de l’Amérique du Nord.

La demi-sœur de Mélissa Blais, Manon St-Pierre, travaille pour le Groupe Jovan MCDK qui a accepté de l’aider en apposant des affiches de la disparue sur une centaine de ses camions. «Ils ont tout de suite embarqué. J’ai eu un oui catégorique», se réjouit Mme St-Pierre.

Une façon, selon elle, de rappeler à tous qu’une femme est disparue et qu’il est grand temps de la retrouver. «Il fallait faire parler de Mélissa parce que je trouvais qu’elle tombait dans l’oubli, et ça c’est inacceptable. Je ne suis pas capable de vivre avec ça. Tant et aussi longtemps que Mélissa ne sera pas retrouvée, je ne vais jamais arrêter.»

Plusieurs personnes seront rassemblées, samedi, chez Jovan, à Saint-Eustache, pour procéder à l’affichage sur les remorques. Une envolée de ballons est aussi prévue. «Ça va être des ballons multicolores à l’image de Mélissa. Elle était colorée, pleine de vie. Ça représente l’espoir de faire bouger les choses», souligne Mme St-Pierre.

Cette dernière estime que l’automne est le moment idéal pour relancer les recherches puisque plusieurs chasseurs sillonnent les boisés tout comme les promeneurs attirés par les teintes automnales. «C’est le temps, là, maintenant. J’ai sauté dans le projet. Je me suis dit que c’est maintenant qu’il fallait le faire.»

Cette initiative est appuyée par la Sûreté du Québec. D’ailleurs, pour ce qui est des recherches menées par les forces policières, elles n’ont malheureusement pas donné les effets escomptés. Des policiers spécialisés en recherche ont vérifié différents endroits situés entre Yamachiche et Maskinongé, dont des rampes de mise à l’eau. À bord d’un zodiac et munis de caméras sous-marines, ils ont scruté des cours d’eau.

Mélissa Blais

Le conjoint de Mélissa, François Venne, voyait évidemment d’un bon œil l’initiative des policiers même si cela le ramène devant l’inéluctable: dix mois plus tard, malgré de nombreuses démarches que ce soit des forces policières ou des proches, la jeune femme demeure introuvable. «Je suis content que les policiers soient encore actifs. Ça me prouve qu’ils n’ont pas mis le dossier sur une tablette, mais en même temps, ça me ramène au début alors qu’on cherchait et qu’on ne trouvait rien.»

La date anniversaire de la disparition approche. Mais peu importe la date, le quotidien demeure difficile pour ceux qui aiment Mélissa.  «J’y vais une semaine après l’autre. En espérant qu’on trouve quelque chose avant, un indice au minimum», laisse tomber M. Venne. 

Des propos que partage Mme St-Pierre. «Je vais vous dire honnêtement, tous les jours sont difficiles. Ce n’est pas le un an ou les dix mois, les huit mois ou les deux jours, tous les jours sont difficiles depuis que Mélissa est disparue. Je suis sur la route. Je suis interpellée tout le temps à regarder partout. Je regarde les fossés, les véhicules, les plaques d’immatriculation, je ne fais que ça à la journée longue. Pour moi, Mélissa est tout le temps dans mes pensées», lance la camionneuse.

Malgré les semaines et même les mois qui passent, M. Venne continue d’espérer de connaître un jour la vérité. «La retrouver vivante, l’espoir est très, très mince. Le seul espoir que j’ai c’est d’avoir des réponses sur ce qui s’est passé et de la retrouver c’est sûr.» Même son de cloche de la part de Mme St-Pierre. «J’espère la retrouver ou que quelqu’un parle. Il y a quelqu’un qui sait quelque chose quelque part. C’est officiel. Elle est quelque part. Son véhicule est quelque part. C’est sûr que quelqu’un sait quelque chose. Notre but c’est de la retrouver, qu’elle soit en vie ou qu’elle soit décédée, pour être capable de faire un deuil ou être capable de passer à autre chose parce que là c’est impossible. Tant et aussi longtemps qu’on ne l’a pas retrouvée, on a toujours un infime espoir qu’elle est peut-être retenue prisonnière. Tu ne peux jamais arrêter tant que tu n’as pas de réponse claire. »

Âgée de 34 ans, Mélissa Blais mesure 1,70 m et pèse 66 kg. Elle a les cheveux brun-roux et les yeux verts. Sa voiture Toyota Corolla 2011 noire est immatriculée Y70 FAD.

Les citoyens qui auraient des informations à transmettre aux policiers dans ce dossier peuvent appeler au 1-800-659-4264.