Deux maisons incendiées à Bécancour

Deux familles se sont retrouvées à la rue, mardi après-midi, après que le feu eut détruit leur résidence respective de la rue des Lys Sud dans le secteur Sainte-Angèle-de-Laval à Bécancour.
L'élément destructeur a pris naissance dans le garage de l'une des deux maisons et s'est rapidement propagé à cette dernière ainsi qu'à celle située tout juste à côté.
Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux un peu après 14 h 15, les flammes avaient déjà pris beaucoup d'ampleur. Une épaisse colonne de fumée était d'ailleurs visible à des kilomètres à la ronde.
À un certain moment, on avait même peur pour une troisième résidence, mais les pompiers ont été en mesure de stopper la menace. Personne n'a été blessé, mais un chien qui se trouvait à l'intérieur lorsque l'incendie a éclaté manque toujours à l'appel.
Plus d'une vingtaine de pompiers ont combattu les flammes qu'ils ont réussi à contrôler environ 90 minutes plus tard.
«À notre arrivée, le bâtiment d'à côté était déjà atteint. Comme c'était un embrasement généralisé, la conduction a fait que ça s'est propagé», explique le directeur du Service des incendies de Bécancour, Luc Desmarais.
En fin de journée mardi, les pompiers n'avaient pas encore été en mesure de déterminer la cause exacte de l'incendie. Il semble cependant peu probable que le brasier soit l'oeuvre d'une main criminelle.
Une des occupantes de la résidence où le feu a pris naissance, Maryse St-Louis, croit quant à elle que tout a commencé dans le poêle à bois qui avait été installé comme chauffage d'appoint dans le garage adjacent à la résidence. Son conjoint se trouvait d'ailleurs dans un autre garage, situé dans la cour arrière de leur propriété, lorsque les flammes ont fait leur apparition.
«ll n'y a plus rien, même plus d'animaux. Il y en a deux qui se sont sauvés et le chien de la locataire d'en bas qui est toujours manquant. Il doit être mort. Au moins, il n'y avait personne à l'intérieur», confie la dame alors qu'elle observait, impuissante, sa maison pratiquement réduite en cendres.
Comble de malheur, c'est la deuxième fois que Mme St-Louis voit son logement être la proie des flammes. Ça avait également été le cas en 2008 alors qu'elle vivait dans le quartier du «plateau», situé également dans le secteur Sainte-Angèle-de-Laval.
«J'espère que ça va me lâcher», lance-t-elle la voix remplie de sanglots.
Mince consolation, la résidence de Mme St-Louis était assurée.
Comme sa voisine, le propriétaire de la deuxième résidence touchée, Stéphane Hélie, s'est précipité sur les lieux de l'incendie lorsqu'il a appris que sa résidence était l'une de celles touchées. Même si sa propriété a été moins endommagée que celle de ses voisins, il ne se fait pas d'illusion sur les chances de la sauver.
«C'est un ami qui a vu qu'il y avait de la fumée et qui est venu voir. Il m'a alors appelé pour me dire que ma maison passait au feu. D'après moi, ça va être une perte totale. Il n'y aura plus rien à faire avec ça. Il va falloir que je me trouve une place pour dormir, mais on va s'organiser et se revirer de bord. On n'a pas le choix. Quand ça flambe, ça flambe! Il faut rester positif. On va attendre les assurances et on va reconstruire», confie celui qui avait effectué plusieurs travaux de rénovation au cours des dernières années.
La conseillère municipale du secteur, Carmen L. Pratte, s'est également rendue sur les lieux de l'incendie. Elle tenait à offrir son soutien aux personnes touchées. Elle a assuré que ces dernières allaient pouvoir bénéficier de l'aide de la Croix-Rouge si elles en font la demande.