Stéphane Gingras avait été arrêté à Québec le 11 février 2016. On le voit ici lors de sa comparution au palais de justice de Trois-Rivières le lendemain.

Deux fillettes malmenées: début de l'enquête préliminaire de Stéphane Gingras

L'enquête préliminaire de Stéphane Gingras, cet homme accusé d'avoir malmené deux fillettes en bas âge a commencé, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières. Elle devrait se poursuivre toute la semaine.
Rappelons que l'individu de 32 ans, domicilié à Saint-Pierre-les-Becquets, avait été arrêté le 11 février 2016. On lui reproche deux événements distincts; les présumées victimes n'ont d'ailleurs aucun lien entre elles.
Dans un premier temps, le 19 mai 2014, il aurait secoué fortement un bébé de sept mois au point de lui fracturer le tibia et de lui causer une hémorragie intracrânienne. Les examens qui avaient été faits à l'hôpital avaient révélé que les blessures et l'hématome sous-dural s'apparentaient à un cas de bébé secoué.
Puis, le 1er octobre 2015, il aurait tenté d'étouffer une fillette de 4 ans en lui plaçant un oreiller sur le visage. Les examens médicaux avaient démontré qu'elle souffrait d'un hémorragie sous-conjonctivale, ce qui était compatible avec une possible suffocation.
Au terme d'une enquête menée par les enquêteurs de l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec, des accusations de voies de fait graves et voies de fait causant des lésions avaient donc été portées contre lui.
Dans le cadre du processus judiciaire, le suspect a par la suite décidé de se prévaloir de son droit d'avoir une enquête préliminaire. Cette étape vise notamment à déterminer si la preuve de la Couronne est suffisante pour justifier la tenue d'un procès et d'évaluer la crédibilité des témoins.
Par le biais de son avocat, Me Alexandre Biron, il conteste en effet le renvoi direct au procès et par le fait même les accusations portées contre lui. D'ici à jeudi, la Couronne, représentée par Me Benoît Larouche, fera donc entendre six à sept témoins pour étayer sa preuve.
Parmi ceux-ci, on compte notamment deux pédiatres de l'Hôpital Sainte-Justine et l'une des présumées victimes. Lundi, le juge Rosaire Larouche a visionné durant toute la journée la vidéo de l'interrogatoire policier réalisé lors de l'arrestation de Stéphane Gingras le 11 février. Notons cependant qu'en vertu d'une ordonnance de non-publication, il nous est interdit de dévoiler le contenu de la preuve et des témoignages entendus. 
Le prévenu est présentement libre. Comme il n'a aucun antécédent judiciaire de même nature, il avait pu reprendre sa liberté durant les procédures judiciaires mais sous engagements, dont ceux de demeurer à son domicile de Saint-Pierre-les-Becquets, ne pas se rendre chez les victimes, ni tenter de communiquer avec elles et surtout, de ne pas se trouver en présence d'enfants de moins de 10 ans sauf sous la supervision d'un adulte informé des présentes accusations.