Steve Morin

Deux ans moins un jour pour le «Robin des bois du vol de la camionnette»

LA TUQUE — Steve Morin a été condamné à deux ans moins un jour d’emprisonnement, mercredi, au palais de justice de La Tuque. Il a été déclaré coupable de plusieurs chefs d’accusation, dont des vols de véhicules et l’incendie au site de transbordement de La Tuque.

La juge Guylaine Tremblay l’a condamné à deux ans moins un jour d’emprisonnement. Le temps préventif a été soustrait, il reste donc 474 jours à purger à Steve Morin.

«C’est quelqu’un qui a besoin de beaucoup d’aide. Je pense que le passage par une maison de transition pourrait être un élément positif. […] Je vais aller vers une peine plus longue pour que monsieur puisse être en transition plus longtemps», a indiqué la juge.

Rappelons qu’en novembre, le tribunal avait ordonné la confection d’un rapport présentenciel avec un volet psychologique.

Steve Morin devra également se soumettre à des conditions strictes à sa sortie de prison dans le cadre d’une probation de deux ans avec suivi.

Rappelons qu’en novembre, il avait reconnu s’être introduit par effraction et avoir mis le feu au bâtiment du site de transbordement de la Ville de La Tuque. Il avait allumé une boîte de papiers-mouchoirs. Il avait été capté par des caméras de surveillance et reconnu par les autorités. Les dommages ont été évalués à environ 30 000 $.

Il a aussi admis avoir volé deux véhicules. Steve Morin se sert d’une pratique qui semble plutôt commune chez des entrepreneurs pour voler des véhicules. Il réussit à trouver la clé dans la porte du réservoir à essence, dans la console ou carrément dans le contact.

Steve Morin avait, entre autres, volé un camion pour faire des dérapages sur le terrain de golf qu’il avait endommagé.

Steve Morin était sous le coup d’une ordonnance de probation lors des infractions. Il avait été condamné au début de l’année 2019 à huit mois d’emprisonnement et à 160 heures de travaux communautaires dans d’autres dossiers qui concernaient notamment une série de vols de véhicules. La Couronne l’avait d’ailleurs qualifié de «Robin des bois du vol de la camionnette».