Le chemin du Méandre à Saint-Mathieu-du-Parc était complètement bouclé, jeudi, pour que les enquêteurs puissent reconstituer la scène de crime.

Des voisins ont accueilli le père blessé

Il était environ minuit moins quart lorsque Claude Duquette, seule victime rescapée du drame qui s'est joué au Centre-de-la-Mauricie dans la nuit de mercredi à jeudi, s'est rendu chez une voisine pour y demander de l'aide. Visiblement, l'homme était en état de choc et mal en point. Sa femme, Jocelyne Pellerin, venait d'être assassinée sous ses yeux.
«Ça a sonné à la porte, plusieurs fois. J'ai eu peur et j'ai même dit à mon conjoint de ne pas ouvrir. Mais il est allé voir et il a vu que c'était notre voisin, il a reconnu sa voix», raconte cette voisine, qui a préféré conserver l'anonymat.
Au moment où le couple a ouvert la porte, Claude Duquette a expliqué ce qui venait de se produire. «Il était en état de choc. Il sentait l'essence et il avait comme des déchets sur lui, des restes de nourriture, comme si on lui avait lancé des déchets. Il était méconnaissable. On a tout de suite appelé les secours pendant qu'il était chez nous, assis dans l'entrée», ajoute la voisine. 
Claude Duquette a prononcé plusieurs mots que cette dame a préféré ne pas répéter pour ne pas nuire à l'enquête. Le couple a pris soin de lui en attendant l'arrivée des secours. Il a par la suite été transporté par ambulance vers l'hôpital de Shawinigan. 
«Notre préoccupation, à ce moment-là, c'était d'être certains que le suspect avait été arrêté. Quand on nous a dit qu'il venait d'être arrêté à la station-service, on a poussé un soupir de soulagement», convient la dame, qui avoue être secouée par les événements.
«Ça nous ébranle beaucoup, c'est évident. Ce sont des voisins de longue date qu'on connaissait bien. On ne s'imagine pas que de telles choses peuvent survenir près de chez nous», a-t-elle indiqué, préférant ne pas dévoiler certains éléments pour éviter de nuire au travail policier.