Le propriétaire d'un immeuble à appartements de la rue Saint-Olivier à Trois-Rivières a découvert de nombreuses seringues et des condoms après avoir réussi à évincer une locataire.

Des seringues laissées dans un logement

Devoir composer avec un locataire pas commode peut devenir un véritable supplice pour un propriétaire.
Ce supplice peut se transformer en cauchemar quand vous découvrez que la locataire dont vous venez de vous débarrasser s'adonnait à de la prostitution dans l'appartement et que vous y retrouvez des dizaines de seringues utilisées.
C'est la surprise qu'a récemment eue le propriétaire d'un immeuble à appartements de la rue Saint-Olivier à Trois-Rivières lorsqu'il a repris possession d'une unité de logement après avoir réussi à évincer une locataire qui n'avait pas payé son loyer depuis qu'elle avait emménagé il y a six mois.
En plus des nombreuses seringues - certaines utilisées et d'autres non - qu'il a retrouvées dans des tiroirs de meubles toujours sur place, il a découvert plusieurs condoms provenant de trousses fournies aux travailleuses du sexe, une bouteille contenant un liquide douteux sur laquelle on retrouve l'inscription «potion magique» ainsi que de nombreux effets personnels.
Le propriétaire, désireux de garder l'anonymat, ne sait pas trop vers qui se tourner pour se débarrasser de tout ça, notamment des seringues qui ont été utilisées. Il a demandé aux policiers qui se sont rendus sur les lieux à sa demande la semaine dernière, mais ceux-ci n'ont pas voulu s'en occuper. Il avait fait appel aux forces de l'ordre car la dame se trouvait à l'intérieur de l'appartement en compagnie d'un homme, et ce, malgré l'avis d'éviction et le changement de serrures qui avait été effectué plus tôt en présence d'un huissier.
«Ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas les contenants [avec eux] pour disposer des seringues», raconte le propriétaire en ce qui concerne la réponse des policiers à sa demande.
Ce dernier a tout de même pris la chance de manipuler les seringues souillées en prenant toutes les précautions nécessaires afin de les rassembler au même endroit. Il est cependant hors de question pour lui de les jeter simplement aux ordures. Il aimerait donc que quelqu'un lui vienne en aide afin qu'il puisse mettre cette histoire derrière lui.
Il aimerait notamment pouvoir compléter les travaux de rénovation qu'il avait commencés avant que ladite locataire se montre intéressée à emménager.
Des ressources pour l'aider
Selon le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux (CIUSSS) Mauricie-Centre-du-Québec, les policiers sont tenus de ramasser les seringues utilisées lorsqu'elles sont retrouvées dans un lieu public, comme un parc par exemple.
Mais lorsqu'elles le sont dans un endroit privé, comme un appartement, cette responsabilité est celle du propriétaire ou d'une personne ayant accès à l'endroit. Il existe néanmoins des ressources vers lesquelles se tourner pour obtenir de l'information sur la façon d'en disposer sans danger ou d'obtenir de l'aide si nécessaire.
«Le meilleur moyen de savoir comment s'en départir, c'est de contacter Info-Santé en composant le 8-1-1. C'est l'infirmière qui va répondre qui va pouvoir conseiller la personne. Selon la situation, il y a des organismes ou des partenaires qui pourraient aller les chercher, notamment des organismes communautaires qui possèdent la formation nécessaire. Et si c'est en très grande quantité, il se pourrait que ce soit les travaux publics qui puissent y aller», explique Guillaume Cliche, agent d'information au CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec.