Valérie Poulin Collins

Des conditions de probation assouplies pour Poulin Collins

Valérie Poulin Collins, cette jeune femme qui avait enlevé un nouveau-né à l'hôpital de Trois-Rivières le 26 mai 2014, aura droit à un élargissement des conditions de sa probation.
Elle a en effet réclamé du tribunal les possibilités de se rendre dans des parcs thématiques tels que La Ronde et Le Village des sports et de circuler sur des pistes cyclables. On sait qu'en vertu de sa probation, il lui est interdit de se trouver à moins de 100 mètres des endroits où on garde des bébés et des enfants, tels une pouponnière, une garderie, un parc ou une école et de se trouver en présence d'enfants de moins de dix ans. Sa probation est d'une durée de trois ans et devrait se terminer en 2019. 
Les audiences sur cette requête ont eu lieu jeudi en présence de la procureure de la Couronne responsable de ce dossier, Me Marie-Ève Paquet. Pour l'occasion, elle avait demandé à l'avocate de la jeune femme, Me Karine Bussière de lui fournir des rapports sur l'état de santé de Valérie Poulin Collins. Me Bussière a donc déposé un rapport du psychiatre dans lequel celui-ci se dit en faveur d'un élargissement des conditions puisque la jeune femme respecte sa médication et ses traitements. L'agent de probation ne s'est pas opposé non plus.
«Ma cliente a entrepris sa réhabilitation; elle s'est reprise en main. Elle a droit à une meilleure qualité de vie pour l'aider justement au niveau de l'employabilité, d'autant plus qu'elle n'a même pas de voiture mais seulement un vélo pour se déplacer. Ses conditions élargies seront toutefois structurées de façon à rassurer la population», a expliqué Me Bussière. 
À la lumière des représentations des avocates, le juge Jacques Trudel a donc consenti à modifier les conditions de probation de la façon suivante: la jeune femme pourra se rendre dans des parcs thématiques une journée seulement. Elle devra cependant avoir obtenu au préalable l'autorisation de son agent de probation et devra être accompagnée d'un adulte responsable au courant de sa problématique. 
De même, elle aura le droit de circuler sur des pistes cyclables sans pour autant se rendre dans des parcs publics en étant toujours accompagnée d'un adulte responsable. 
Elle avait été condamnée en octobre 2014 à une peine de 31 mois de prison moins sa détention préventive, pour un total de deux ans moins un jour. Elle avait été libérée d'office le 28 février 2016 puisqu'elle avait purgé les deux tiers de sa peine. Elle avait ensuite suivi une thérapie fermée pendant trois mois, 24 heures sur 24, au pavillon de l'Assuétude à Shawinigan.
Rappelons que le 26 mai 2014, vers 19 h, vêtue d'un uniforme d'infirmière, elle s'était présentée dans la chambre d'une nouvelle maman pour ensuite repartir avec sa petite Victoria, âgée de 16 heures à peine, sous prétexte qu'elle voulait la peser. Dans les instants qui avaient suivi, les forces policières avaient lancé une alerte AMBER, qui avait été relayée sur les réseaux sociaux.
Grâce à la vigilance de quatre jeunes citoyens qui s'étaient lancés à sa recherche, les policiers avaient été en mesure de localiser le bébé dans le logement de l'accusée trois heures plus tard et de le ramener sain et sauf à ses parents.