Le déraillement de train est survenu tôt mercredi matin tout près du restaurant l'Arc en fleurs.

Déraillement de train en plein coeur de Louiseville

Un déraillement de train mineur, impliquant sept wagons vides, est survenu mercredi matin à Louiseville. On peut penser que la basse vitesse à laquelle circule le train dans la zone urbaine de Louiseville a probablement évité des dommages importants dans ce secteur où on retrouve le restaurant l'Arc en fleurs et des résidences.
Le déraillement est survenu vers 4 h 30, alors que le train circulait en direction de Montréal. Des wagons ont quitté la voie ferrée pour se retrouver en travers de celle-ci, possiblement en raison d'une défectuosité mineure dans le chemin de fer. Aucun wagon n'a basculé.
«Il n'y a eu aucun risque, aucun danger et pas de gros dommages. Ça ne devrait pas être trop long avant que la situation revienne à la normale», confie Denis Boucher, relationniste pour le compte de Québec-Gatineau.
La situation n'a pas forcé le concours de la Sûreté du Québec, ni des pompiers de Louiseville. Des gens de Québec-Gatineau étaient sur les lieux mercredi.
L'entreprise transporte majoritairement des produits comme des céréales et du bois. Denis Boucher a indiqué qu'aucun pétrole n'est transporté sur cette ligne de chemin de fer.
«Dans ce cas-ci, les wagons étaient vides. Et c'est un train qui roule à très basse vitesse. Le train circule à environ 25 km/h», ajoute M. Boucher, en spécifiant que la vitesse du train à l'extérieur de la zone urbaine est d'environ 40 km/h.
Québec-Gatineau a accepté de diminuer la vitesse de ses trains à l'approche de la zone urbaine de Louiseville à la demande du service des pompiers local. Cette demande a été faite il y a quelques années lors de travaux portant sur les mesures d'urgence.
«On n'a pas de barrières pour les passages à niveaux et on a cinq traverses de chemin de fer à Louiseville. On a fait des demandes pour que le train ralentisse et Québec-Gatineau le fait. C'est pour une question de sécurité. Quand tu roules moins vite, tu minimises les risques et les dégâts», confirme Marcel Lupien, le directeur du service de protection contre les incendies de Louiseville, qui a appris la nouvelle du déraillement par l'entremise des médias.
«On a de très bonnes relations avec les Municipalités, soutient Denis Boucher. L'objectif est de maintenir les canaux de communication ouverts. On a rencontré plusieurs MRC, les maires de grandes villes, pour s'assurer que les gens savent ce qu'on fait, comment nous rejoindre.»
Propriétaire du restaurant l'Arc en fleurs, Alain Béland est habitué de cohabiter avec le service ferroviaire qui passe à une dizaine de mètres (une trentaine de pieds) à l'arrière de son établissement.
«Ça s'est passé un peu avant l'arrivée du cuisinier. Il ne nous est rien arrivé. Les gens disent qu'il y a eu une petite vibration.»
M. Béland ne semble pas s'en faire outre mesure avec la présence de la voie ferrée si près de son commerce.
«Je ne suis pas inquiet et les employés non plus. Le train passe lentement. Si les wagons basculaient, ça faucherait l'arrière du restaurant. Ça ne roule pas assez vite pour ça», déclare-t-il, en ajoutant que le restaurant est approvisionné en gaz naturel par une conduite souterraine.
Yvon Picotte, l'ancien ministre et député libéral de Maskinongé, habite tout près des lieux de l'incident. Il n'a rien entendu durant le déraillement.
«Ça n'a pas fait de fracas. Il n'y avait pas de matières dangereuses dans le train. Mais c'est proche en maudit. C'est sûr qu'avec ce qui est arrivé à Lac-Mégantic, c'est inquiétant. Sauf que c'est le chemin de fer qui a permis de bâtir les villages. On ne peut pas enlever ça.»
Les dramatiques événements qui ont anéanti le coeur de Lac-Mégantic l'été dernier sont encore frais à la mémoire des citoyens du Québec. Le porte-parole de Québec-Gatineau en est bien conscient.
«La situation de Lac-Mégantic fait en sorte que les gens expriment une curiosité, une inquiétude. Et c'est tout à fait normal. Notre rôle est d'être disponible et de répondre aux questions», raconte M. Boucher.