Hugo Fournier, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Démantèlement d’un important laboratoire de drogue

Trois-Rivières — Après cinq jours, le démantèlement de l’un des plus importants laboratoires de drogue de synthèse du Québec tire à sa fin.

La Sûreté du Québec devrait en effet plier bagages, mercredi, après avoir procédé au nettoyage des lieux. Une opération qui aura d’ailleurs nécessité des précautions très importantes compte tenu de la quantité et de la nature des produits chimiques retrouvés dans cette ancienne porcherie du rang Adrien à Saint-Valère. 

Rappelons que le 2 novembre dernier, les policiers de la Sûreté du Québec se sont pointés dans une ancienne ferme de Saint-Valère pour y démanteler une production de cannabis. Or, quelle ne fût pas leur surprise de se retrouver face-à-face avec un gigantesque laboratoire de méthamphétamines. 

«En fait, c’est l’un des plus gros à être démantelés à ce jour par la Sûreté du Québec. À leur arrivée sur place, les policiers ont même dû sortir à l’extérieur parce qu’ils étaient incommodés par les produits chimiques. Ils avaient notamment des picotements aux yeux», a raconté le sergent Hugo Fournier, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Digne de la célèbre série télévisée Breaking Bad, ce laboratoire était opérationnel. Il contenait en effet des importantes quantités de produits chimiques, considérés comme toxiques et volatiles. Les policiers n’ont eu d’autre choix que de faire appel à des techniciens en explosifs et aux chimistes de Santé Canada pour entreprendre le démantèlement du site. 

Compte tenu de la nature et de la quantité des produits chimiques, des mesures spéciales ont donc été déployées pour leur manutention et leur destruction. Des tentes de décontamination ont été érigées et tous les intervenants sur place ont dû revêtir des combinaisons et des casques protecteurs. 

Pour l’instant, la SQ n’est pas en mesure de donner plus de détails sur la capacité de production de ce laboratoire, ni sur la durée opérationnelle. 

Quant aux deux individus qui ont été arrêtés, il s’agit d’Éric Lemire, 40 ans, de Bécancour et d’André Rémy, 67 ans de Saint-Valère. Ils ont comparu au palais de justice de Victoriaville pour y répondre à des accusations de production de stupéfiants et méfaits. La Couronne s’est objectée à leur remise en liberté. Ils devraient être ramenés devant le tribunal le 16 novembre au stade de leur enquête sur caution.