Délits de nature sexuelle: Michaël Héon règle une partie de ses dossiers

TROIS-RIVIÈRES — Michaël Héon, cet individu de 33 ans qui est accusé d’agression sexuelle et d’actions indécentes dans un parc de Trois-Rivières, était de retour devant le tribunal jeudi matin.

En présence de son avocat Me Louis R. Lupien, il a notamment réglé une partie de ses dossiers en acceptant de signer des engagements l’obligeant à respecter plusieurs conditions au cours de la prochaine année. Il s’agit en effet d’engagements de type 810 faisant suite à des dénonciations émises contre lui par la procureure de la Couronne, Me Julie Forget. Dans celles-ci, il est indiqué qu’en raison d’incidents survenus les 17 et 24 septembre dernier, il existe des raisons de craindre qu’il pourrait causer des lésions personnelles ou endommager les propriétés de quatre personnes.

Par le fait même, Michaël Héon s’est donc engagé à garder la paix, avoir une bonne conduite, ne pas entrer en contact avec les personnes en question, ne pas se trouver à leur lieu de travail, ni approcher leur domicile à moins de 100 mètres et enfin, ne pas se rendre au parc écologique Châteaudun, et ce, pendant les 12 prochains mois.

Michaël Héon

Ces engagements ne constituent pas un plaidoyer de culpabilité puisqu’aucune accusation n’a été portée formellement contre lui; ils représentent davantage une solution visant à lui éviter un dossier criminel s’il respecte bien sûr toutes les conditions et les mesures de prévention qui lui sont imposées.

En ce qui concerne les accusations portées contre lui pour actions indécentes et agression sexuelle, ces dossiers ont été reportés au 21 février. D’ici là, les deux avocats devraient poursuivre leurs discussions sur la suite des choses.

Michaël Héon est soupçonné s’être livré à des actions indécentes à deux reprises devant une jeune femme d’âge adulte et un enfant de 10 ans en octobre dernier dans un parc de Trois-Rivières. Il est aussi accusé d’avoir agressé sexuellement une adolescente le 19 septembre dernier.

Il avait pu reprendre sa liberté après le dépôt des accusations mais sous condition. Celles-ci sont toujours valides. Il doit notamment respecter un couvre-feu, ne pas se trouver en présence de mineurs sauf s’il est accompagné de sa mère, ne pas communiquer avec les présumées victimes, ni même se trouver en leur présence et s’approcher de leur résidence, école ou lieu de travail. Il ne peut pas non plus avoir des armes, posséder ou consommer des drogues incluant le cannabis, ne pas se rendre dans les bars, ni dans les lieux publics où des jeunes de moins de 16 ans sont susceptibles de se trouver. Enfin, il doit consulter son médecin traitant, un psychologue, un sexologue et un psychiatre.